Le Maréchal Ganache a vu dans le livre de Jean-Louis Etienne ses aventures à Gang Bang Phoc…

Mon cher Nagui, outre les perspectives éthiques et philosophiques de ce livre,  admirablement résumées dans la sentence « La nature n’est pas le décor de notre existence, nous sommes la nature »

Osez l’autonomie est un  impératif qui va séduire un vaste public. Un impératif qui me plait parce que je sens, et là-dessus mon flair, ne me trompe jamais, je sens que c’est un ordre donné par un gars qui en a dans froc ! 

Ce qui compte, pour Etienne Jean-Louis, (mes compliments monsieur) 

- c’est abandonner ce qui est acquis pour de nouvelles explorations (p. 7) ce que semble avoir fait Morin  puisqu’il a découvert la salle de bains 

- c’est maîtriser ses automatismes neurovégétatifs pour ne pas paniquer comme une flipette (p.13)  

- c’est repeupler les campagnes pour gober les œufs de ses poules (p. 27)

Pour ma part, monsieur Etienne, l’évocation de votre marche vers le Pôle Nord, m’a bouleversé. Le récit de ce chemin de croix polaire qui fut le vôtre sur cette banquise infernale, il suffit d’en changer quelques mots pour qu’il raconte mon calvaire dans la jungle infernale… C’était en 54, après mon évasion du bagne de Gang Bang Phoc.

Je vous cite et remplace certains mots…

« Les premiers jours furent horribles, tant les obstacles - très basses températures - (Très hautes températures), banquise chaotique (Jungle chaotique), dangers mortels dépassait tout ce que j’avais imaginé. 

Continuer était un combat permanent, une lutte incessante contre l’abandon… »

Oui, Jean-Luc, tout ce que tu enduras par un froid atroce, je l’ai enduré sous une chaleur atroce ! Moi, c’est pas les ours blancs qui auraient pu me bouffer, mais les Viets ! Mais la différence entre toi et moi, Etienne (entre frères d’arme on se tutoie) c’est que si toi, tu ne lâchas rien, en revanche, moi, j’ai tout lâché…

Pour survivre je me nourrissais essentiellement de baies sauvages… c’est comme ça que  par erreur je me suis gavé des fruits d’un fist fucus… à la suite de quoi j’ai eu le fion non pas congelé, comme toi, mais horriblement  brûlé comme si j’avais mangé un kilo de Wazabi.

Depuis, je ne peux rester assis plus de trois minutes d’affilées, aussi vais-je laisser la place à mon ami Albert Algoud

Bonne émission !

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