A l'occasion de la venue de Radu Mihaileanu dans La Bande Originale, Jean-Jack Lang sensibilise Nagui à l'opéra.

Très cher Nagui, ce que je sais, c’est que vous avez bien fait de m’inviter, car je suis bien sûr un fervent admirateur de Radu Milhaileanu, dont je connais la biographie, la filmographie, la cinématographie, la photographie, mais aussi la philosophie qui défie et fait fi des préjugés dont notre société de profit est bouffie... Bon, les trucs en « phie », ça suffit, j'enchaîne... Vous avez bien fait de m’inviter, très cher Nagui, disais-je car j’ai craint le pire en vous écoutant tout à l’heure incendier (avec de l’essence sans plomb et une allumette en bois équitable, une méthode sûrement importée d’Egypte que vous avez adapté au pays qui vous a tendu la main), bref incendier Ji & Bi... notre rédac’ chef.

- Quoi ? Radu Mihaileanu vient pour une mise en scène d’Opéra, alors que tu sais que je déteste l’Opéra, ça me dégoûte l’Opéra ! Et si par malheur quelqu’un me propose d’en écouter, de l’Opéra, j’ai tout de suite envie de cogner ! Alors je te conseille de changer vite fait ta programmation !

-Mais il s’agit  d’une mise en scène de « Carmen », le chef d’œuvre de Bizet. Du personnage de Carmen, Radu Mihaileanu exalte le tempérament libertaire... il montre que cette femme indépendante et insoumise ose être libre...

C’est alors, Naguissimo, que je me suis interposé. Dans un esprit d‘apaisement, je vous ai crié : « Mais merde à la fin, cessez de vous brûler le chignon ! Eu égard aux penchants éminemment féministes de cette Carmen, vous n’avez qu’à refiler l’interview à Leïla. Le féminisme, c’est son dada, et pour les besoins des Victoires de la Musique Frédéric Lodéon lui a fait une lecture accélérée de L’Opéra pour le Nuls. Quant à moi, j’arrête donc là et je file au Banana Café préparer la teuf que j’ai baptisé, dans l’espoir de vous réconcilier,  « Opératata ». 

En attendant Bonne émission !

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