Jean-Dominique Besnéhard, l'orthophoniste des stars a adoré "L'autre Continent" pour plusieurs raisons : l'histoire bien sûr mais aussi pour la maîtrise du chinois de Paul Hamy

C’est l’histoire d’un amour à l’intensité à la fois originale et universelle... Amour transcendé par le jeu subtil de Deborah François, (Bonjour, Déborah) alias Maria, frondeuse et fougueuse à la fois, et la présence très  attachante de Paul Hamy (salut, Paul) alias Olivier, moins assuré, plus fragile…

Et j’en suis certain, le public sera séduit aussi par cette alliance subtile entre onirisme et réalisme, proximité et mise à distance spatio-temporelles… 

Mais surtout, en tant qu’orthophoniste des Stars, ce qui moi aussi, m’a schko, Kotche, choxe… ce qui m’a  scotché… (je veux dire qui m’a épaté, c’est plus simple à dire), c’est la prestation linguistique de nos deux invités… Des acteurs et des actrices plus ou moins polyglottes, j’en ai déjà vus, mais des qui parlent 14 langues comme Paul, ça, jamais ! Prononciation, accent, maitrise du lexique et de la syntaxe…. Quelle performance ! Vous Deborah  François, bon, OK, en tant que citoyenne belge vous avez des facilités pour causer en Néerlandais… Et avant vous, le chanteur Dave était déjà passé d’une de ces langues à l’autre, si j’ose dire                                                                    Mais  attention ! Deborah, que vous soyez arrivée (comme Paul aussi) à maîtriser les quatre tons en Mandarin, là, je dis chapeau chinois ! Je vous explique, Nagui… En mandarin y a quatre tons (et même un ton neutre). Le ton utilisé pour prononcer les syllabes d’un mot, il peut changer complètement la signification de ce mot. C’est d’un  complexe !

Par exemple :  Mah ! ça veut dire « Maman » ; mais « Maï », ça veut dire « Chanvre » ; « Ma - ha », ça veut dire « cheval » et Mah ! Ça signifie « insulte » ! Bonjour la confusion ! Pas fastoche le Mandarin… (et encore, dans le Cantonnais - pas le riz, Nagui - mais le chinois parlé à Canton, y a neuf tons différents, 9 ! Comme dans le public ce matin)

Ceci dit, mon cher Nagui, parfois… quand vous vous lancez dans une interview dont les questions incluent six ou sept réponses façon poupées russes, précédées d’une exégèse tarabiscotée, elle-même jalonnées d’incises, d’incidentes et de parenthèses à rallonges, je vous avoue que, pour moi, vos questions, c’est du Chinois… Bonne émission quand même ! 

Contact
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.