Le Père Albert nous livre sa critique du dernier livre de Patrick Chesnais

Désolé mon cher Nan-Gui, François François s’est foulé les deux chevilles en essayant ses nouvelles platform’ Boots sur le boulevard Périphérique… C’est donc moi Père Albert, qui le remplace bénévolement et dans ma camionnette-presbytère qui fait aussi club théâtre, patinoire, stand de tir, et bibliobus, j’ai donc fait à mes jeunes en recherche une lecture à haute voix de  « La Vie est Belle, je me tue à vous le dire », même si en tant que messager de l’amour de mon prochain, j’ai été heurté par certains passages, Patrick,  comme celui où tu évoques ta baston au Théâtre Montparnasse où tu corrigeas d’un coup de boule un spectateur  qui se payait ta tête… (la pièce s’intitulait Qui est-ce qui frappe  si tôt, curieuse coïncidence)   

Néanmoins, Patrick, pour toutes les raisons évoquées tout à l’heure, j’ai été aussi ému qu’amusé par ce récit à sauts et à gambades, de choses vues et vécues par toi dans une constante intensité… Comme je faisais part de ces impressions à  Dan-iel Morin, celui-ci s’exclama : Ah, ça Père Albert, tu as raison, ce bouquin c’est du vécu et c’est même le mien, surtout quand Patrick Chesnais évoque très précisément un animateur, je le cite : « un animateur avec son micro, qui fait semblant de se passionner pour votre carrière et votre expérience ; qui s’est déjà passionné la veille à la même heure sur quelqu’un d’autre, et qui se passionnera encore le lendemain.  Cinq jours par semaine de passion inaltérable ; toujours à la même heure »  Hein, à qui il pensait à ton avis ?  

Je laissais Dan-iel à ses insinuations pour confier à Leila Kaddour que bien des fictions contemporaines  me paraissent bien pâles en comparaison de ces souvenirs où Patrick Chesnais se raconte avec talent, en nous parlant si bien de ses amours, de ses haines, de ses joies et de ses douleurs… Et Leila de m’arrêter : 

« Mon Père, vos commentaires de texte sont trop admirables pour rester à l’état de confidences. Il faut absolument en faire profiter les auditeurs de France Inter ! Ca les changera des lieux communs débités, le jeudi soir dans « 10 minutes avec Eva Bettan ». 

Et Nagui de surenchérir : «  10 minutes ? ! Moi, c’est pas plus de 10 secondes que je passerais avec la  Bettan  »

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