Le père Albert a été très ému par la performance de Kad Merad en professeur de violon. Il faut dire que le père Albert ne rechigne pas à jouer de son instrument avec de jeunes musiciens en recherche.

Décidément, mon cher Nangui, comme le chantait jadis Charden à Stone ou l’inverse, je ne sais plus : « Toi tu ne changes pas, tu es comme le prix des allumettes ». 

Oui, vous ne changez pas, Nangui et j’en suis bien navré. Naïvement,  je pensais que vos longues et luxueuses vacances auraient été pour vous  l’occasion d’un examen de conscience sans concession, histoire d’en finir une fois pour toute avec la duplicité dont vous avez toujours fait  preuve avec autant de constance que de brio, ( je le concède ) dans la conduite de cette émission. 

Hélas, une fois de plus je me berçais de saintes illusions...

Alors que vous venez en long, en large, en travers, de mouiller amplement la compresse de Kad Mérad, vous me demandez si j’ai bien compris pourquoi nous le recevons. Comme si j’étais sourdingue ou abruti, et surtout comme si je ne connaissais pas les vraies raisons de l’invitation faite à ce garçon ! Dois-je rappeler que tous les jours, pendant ces vacances, depuis votre yacht, vous n’avez cessé d’appeler Ji & Bi, notre rédac’ chef, à qui vous aviez interdit de prendre, ne serait-ce que quelques heures de repos, en lui hurlant : 

- Pour la reprise, je serai complètement jet lagué alors démerde - toi pour faire venir un type vraiment facile à interviewer ! Un mec simple !

- Comme Ji & Bi, terrorisé, suggéra de faire revenir François Berléand , vous explosâtes ! 

- Je t’ai dit « simple », pas simple d’esprit ! Fais plutôt revenir Kad Merad ! Avec lui pas besoin de tes fiches et de mon oreillette. Et compte sur moi pour lui jouer du violon ! 

Je vous taquine Nangui, mais je dois avouer que j’ai été très ému par Kad Merad en professeur de violon. Figurez- vous que moi aussi, j’enseigne la musique aux jeune en recherche qui fréquentent ma camionnette bâchée cuir cloutée noire, qui outre toute les fonctions maintes fois citées ici ( Presbytère,  Truck food, salle de shoot, stand de tir, urinoir public etc... )  fait aussi office de conservatoire de musique, où  non seulement j’officie comme professeur de trombone à coulisse et de pipeau, mais en plus où j’enseigne les percussions. 

Et voyez - vous, si je  conçois que par bien des aspects de ma personnalité je peux vous paraître, disons, « conservateur » voire « Old School », vous seriez étonné par la modernité de mes méthodes éducatives. Toute  percussion étant à la base le battement de notre cœur... je demande à mes jeunes, de battre avec cœur... Mais attention ! Pas de battre un tambour ou des timbales, mais de me battre, moi... de se servir de moi comme d’un tam tam, ou d’une grosse caisse ! Allez - y les garçons, cognez, assenez !  plus fort ! Bâtonnez- moi comme les tambours du Bronx ! Tapez comme sur le  bambou de Philippe Lavil !  Oui, comme ça ! Tambourinez,  percutez ! 

Chacun sa méthode, mais ça marche ! Bonne émission

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