Le maréchal Ganache évoque avec émotion, grâce à la pièce Les Inséparables présentée par Valérie Karsenti et Thierry Frémont, le doux souvenir d'Andrée et Marcelle, sœurs siamoise à la Châtre et qu'il rencontra dans sa fuite en roulotte en août 44.

Nagui : J’espère, Maréchal Ganache, que vous savez pourquoi nous recevons Valérie Karsenti et Thierry Frémont ?

Le maréchal Ganache :  Vous savez mon cher Nagui, il y a une réplique, qui m’a particulièrement frappé dans Les Inséparables... Parce que j’ai tout de même compris en écoutant votre présentation dithyrambique, que Valérie Karsenti ( mes hommages, chère Madame ) et Thierry Frémont ( bien le bonjour,  Monsieur ) n’étaient pas là pour vos beaux yeux ou pour subir les laborieuses pitreries verbales de vos comparses, mais tout simplement parce qu’ils sont en mission promotionnelle et parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement... Où en étais-je ? Ah oui... Dans Les Inséparables, il y a une réplique prononcée par le fils de Gabriel, le peintre incarné par Didier Bourdon, ( toujours remarquable)  il y a une réplique qui m’a frappé... Je la cite de mémoire, comme quoi j’ai encore toute ma tête... Je vais quand même la lire ...

« D’où sort ce lien proprement effondrant entre la souffrance et la création ?  » Cette phrase m’a frappé, c’est le cas de le dire, car ce matin, en voyant Ji & Bi, notre rédac’chef, ressortir en boitant de votre bureau, Nagui, un œil au beurre noir, le visage tuméfié, une épaule démise et la chemise arrachée, j’ai compris que la qualité de cette émission était liée aux souffrances endurées chaque matin par ce créateur radiophonique sans égal... 

Mais comme Ji & bi refuse de se plaindre au CSA, qui de toute façon a d’autres pierres, d’autre Gallet, à jeter en ce moment, revenons à la pièce. 

Mon cher Nagui, si mon histoire personnelle ( dont je vous ai déjà dévoilé ici certains épisodes ) si mon histoire est bien différente de celle des protagonistes de  cette pièce formidable, le titre « Inséparables » m’amène moi aussi, à remonter le temps, quelques décennies en arrière ...

C’était en août 1944... Comme  je vous l’ai raconté l’autre jour, j’avais quitté Vichy déguisé en femme à Barbe dans une roulotte du Cirque Kollabo-Freaks... Roulotte que je partageais  avec « Les Inséparables », Andrée et Marcelle, des sœurs jumelles , nées sous le signe du blaireau puisqu’elles aussi étaient barbues. Fatalement, ce qui devait arriver arriva : je devins l’amant de Marcelle. Mais dès notre première étreinte je m’aperçus  que les deux sœurs étaient siamoises-  les fameuses siamoises de La Châtre, car originaires de cette ville. Ce couple à trois semblait voué à la séparation. Soit je me séparais de Marcelle ; soit Marcelle était séparée d’ Andrée à coups de scalpel... un jour je vous raconterai quel fut mon choix... mais je dois vous quitter, eu égard à la mutilation qui m’empêche de rester assis plus de trois minutes... Bonne émission.

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