Le Maréchal Ganache nous livre son analyse du film "Deux fils" et se rappelle de sa propre famille...

Film impeccablement réalisé par Moati Félix et servi par des comédiens de première bourre dont Lacoste Vincent. C’était un pari risqué que de raconter l’histoire de deux fils. D’ailleurs toute la subtilité de ce film est admirablement résumée dans son titre. 

Certes ces deux gars sont frères, mais en les distinguant comme fils c’est surtout l’individualité irréductible de deux jeunes hommes qui est prise en compte. Ces deux fils posent le problème de la filiation, de la transmission, et celui de l’effacement, ou plutôt  de l’abaissement aussi général que lamentable  dans notre société de la figure paternelle, incarnée ici admirablement par Benoit Poelvoorde. 

Mais attention, en l’absence de la mère, cette désacralisation du « Nom du Père » comme disait Jacques Lacan, tout ça n’empêche pas le père de rester au centre de la configuration familiale et l’on peut voir les dangers qui se présentent quand la fonction paternelle ne peut pas être assumée. 

D’où les difficultés qu’éprouvent les deux fils, qui ne peuvent pas facilement renoncer à leurs souhaits oedipiens en se constituant des défenses narcissiques et objectales…

Aaaah, ça ferme bien sa gueule autour de la table !! Au lieu de me couvrir de gloire, d’urine et de sang, en Indo, contre les Viets… j’aurais mieux fait de m’installer comme psychanalyste. Le métier rêvé du dit Lacoste Vincent dans le film… J’avais du bagout pour ça, et vu le prix des consultations, je me serais fait un paquet de pognon. Et j’aurais même pu intervenir brillamment comme spécialiste dans votre émission, Nagui…

Mais revenons au film et à des constatations plus terre à terre, des constatations façon Nagui ! Car juste avant l’émission vous m’avez dit, Cher Nagui…

- Pour une fois, Maréchal, j’ai vu le film. Ces deux fils et leur père c’est un beau trio de déglingués, pour ne pas dire de dégénérés. Ca reste entre nous, mais moi, je pense qu’il y a des coups de pieds au cul qui se perdent…

Aaah Nagui, enfin la réaction d’un gars, qui, contrairement à certaines rumeurs, en a dans le froc ! Du coup, j’ai envie de vous raconter comment moi aussi, quand j’étais en garnison à La Châtre, j’ai eu deux fils inséparables… des siamois les fameux siamois de La Châtre, qui étaient en fait des Siamois péniens… mais je sens se réveiller les douleurs de la mutilation qui m’empêchent de rester assis plus de trois minutes… Ainsi je vais me coucher sur le divan et je vous souhaite une belle émission.

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