Mon cher Nagui, comme le Père Albert hier, je tiens, à mon tour, à vous féliciter chaleureusement pour les bonnes résolutions que vous avez prises concernant désormais les personnalités invitées dans cette émission.

Tout d’abord,  fini le copinage bas de gamme, l’entre soi de seconde zone et les renvois d’ascenseurs médiocres,  si courant dans le show business… désormais et je l’ai noté avec satisfaction, vous n’invitez plus des copains dont la superficialité n’a d’égal que le narcissisme éhonté, désormais, vous conviez des vrais amis ! 

Non seulement des amis authentiques et de longue date… comme Deschamps Didier, mais en plus, des amis qui en ont dans le froc… ou plutôt dans le short… comme Deschamps Didier et qui l’ont prouvé sur le terrain en  poursuivant les combats héroïques de leurs ainés, notamment comme vous l’avez fait le 16 octobre dernier, Didier, en battant les Boches grâce à deux boulets de canon d’un de vos gars (Griezmann Antoine)

Si vous saviez comme ce match m’a fait du bien… Quelle revanche ! Quand je repense à ce que tous les Boches m’ont fait subir…

C’était en janvier 1943, à La Châtre, où jeune miliç… jeune militaire, j’étais en garnison. Le Chef de la Kommandantur le cruel Major Schumarer, pour réchauffer ses hommes (cet hiver-là, on avait froid à La Châtre) le Major Schumarer décida d’organiser un match amical de football France/Allemagne… J’avais été invité à suivre le match depuis la tribune d’honneur, d’où je ne ménageais pas mes encouragements à mes hommes…

Mais après m’être levé pour crier « Allez, les Bleus ! Allez, les Bleus ! » tout en me retenant de hurler « aux chiottes les Chleus », en me rasseyant, je sentis soudain une douleur atroce me déchirer le fondement ! 

Par mégarde, je venais de m’empaler sur le casque à pointe du Major Schumarer. 

Les effets de cette horrible mutilation m’empêchant, depuis de rester assis plus de trois minutes d’affilé, je vais devoir vous quitter.

Juste un vœux avant de partir : cher Didier Deschamps, vous n’avez que deux étoiles à votre képi, mais j’espère qu’un jour, vous en aurez sept, comme moi, vous les méritez !

Bonne émission ! 

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