Le Maréchal Ganache voit dans « Bug » un hommage aux habitants de son Ephad non sans une pointe d’humour

Les grandes qualités tant picturales que narratives de cette saga prenante, cette vision crépusculaire de l’avenir (où au moins, à Paris,  on peut voir que Notre Dame aura été réparée) tout cela ne manquera pas de fasciner un vaste public, bien au-delà des admirateurs déjà fort nombreux de Bilal Enki. 

Bref, « Bügue »va connaître un succès considérable… Oui, Nagui, en français  B + U ça se prononce BU !… 

Vous ne prenez jamais le bus, Nagui, mais si ça vous arrivait, vous ne diriez pas : « Je prends le beusse » mais « je prends le bus » ! De Daniel Morin, vous dites qu’il est « barbu », pas « barbeuh » ! Quand vous êtes constipé vous prenez un drège fuca et pas feucka. Alors si je veux dire Bügue, je dis Bügue ! Fin d’explication !

Quant à moi, j’ai aimé  aussi cette BD parce que certaines de ses séquences font écho à celles que je vis au _Vieux Glands, _mon Ephad, où je croupis quand je n’ai pas le plaisir de participer à la Bande Originale… 

Par exemple, page 58, les propos, d’Amin personnage très amoché : « Mon corps est privé de sa saine vitalité et mes organes manquent de jus, je vieillis à vue d’œil, il faut me réinitialiser » eh bien, ces propos sont exactement ceux que je tenais hier au gériatre des Vieux Glands. Et je ne vous parle pas de _Bunifaziu, _personnage sourd, édenté, quasi aveugle et incontinent…Vous le voyez, si sombre et oppressante soit l’atmosphère de ce récit, Bügue n’est pas exempt de pointes d’humour… 

En l’occurrence,  cher Enki Bilal, je vous suis très reconnaissant de rendre hommage à une forme de comique, aujourd’hui, négligée, méprisée, bafouée, et qui pourtant fit rire les vrais Français… Je veux parler du comique troupier… En effet, page 64, Amin (déjà cité) au moment de se faire réactiver au niveau du sternum, s’exclame : « J'ai la rate Qui s'dilate J'ai le foie qu'est pas droit, j'ai le ventre qui se rentre j'ai l'pylore qui s'colore »

Et voyez vous, cher Bilal, cet hommage à Ouvrard, l’impérissable interprète de « Je n’suis pas bien portant » m’a bouleversé, et me bouleverse encore, à tel point que l’émotion ravive les douleurs dues à une vielle mutilation que vous connaissez, et qui m’empêche de rester assis plus de trois minutes…

Alors salut à tous, et bonne émission. 

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