Le père Albert a écouté le nouvel album de Julien Clerc dans sa camionnette bâchée cuir cloutée. Il a adoré ces chansons qui parlent d'amour, mais la pochette l'a meurtri dans son âme et dans sa chair. Et, ça, hummm, c'est bon.

Nagui : Père Albert, j’espère que vous savez pourquoi nous recevons Julien Clerc ? 

Père Albert : Mon cher Nangui, nous ne serions pas dans le temps de l’Avent qui précède la Sainte Noël ( à laquelle Julien Clerc consacre une chanson, j’y reviendrai ) ,  période durant laquelle  je prends sur moi pour supporter les avanies, les vexations venant tant de vous que de votre bande de baltringues incompétents, j’exploserai un bénitier , je péterai un cierge, tant votre question  est blessante. Comme si je ne savais point pourquoi Julien Clerc ( bonjour Julien ) est parmi nous. Mais vous ne perdez rien pour attendre car  après l’Avent ( tout Avent ayant un après ) je ferai comme avant l’Avent, et sans apprêt en avant la vengeance ! Ça c’est tapé ! 

Mais revenons à ton album, Julien, que j’ai écouté avec une vive attention dans ma camionnette bâchée cuir cloutée noir qui outre les fonction d’ aumônerie,  fait en alternance : vestiaire du Pé - èFe - Cé - Du - Bo- Bou( Paris  Football Club Du Bois Boulogne) - Truck Food - SOS Dératisation - Samu Social - Bibliobus - Bétaillère - Club de  Bridge - Salle de shoot - et bien sûr auditorium, où  donc, en compagnie de mes jeunes en recherche, j’ai écouté ton album, qui n’est, et je t’en félicite, Julien,  qui n’est qu’amour... 

Oui, tout n’est qu’ amour dans ton disque ... la première chanson  Je t’aime commence par « Mon amour »... ensuite dans  A vous jusqu’à la fin du monde,  tu t’écries « A toi mon dernier mot d’amour » ; dans la chanson qui suit Dans le bassin de chlore tu dis : «  Mon amour comme ça s’enfuir » ; dans le titre suivant, A nos amours, qui donne son nom à l’album, eh bien, là, tu te déchaines à coups d’adjectifs possessifs pour finalement chanter des amours qui ne sont pas si possessives,  puisque tu lances  «  A nos amours , à tes amours, mes amours, à vos amours »... 

Des amours comme tu as dû être tenté de les vivre  Julien, en posant pour la couverture de ton album, où on te voit dans la paille, avec, collée contre toi, une gourgandine, genre Belle des champs, qui fait plus que baguenauder dans les pâturages…Ah c’est mal mais c’est bon mais c’est mal mais c’est bon..Comme le mal ..Qui est …Bon …

Ah je vais manger de soutane…

Bonne émission !

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