Le Maréchal Ganache a vu dans Zombi Child des similitudes avec une sombre histoire qu’il a vécu en 1954, au Tonkin.

L’atmosphère envoûtante de Zombib child, que vous avez admirablement décrite, mon cher Nagui, va fortement contribuer à ce succès. 

Atmosphère qui confronte occultisme et rationalisme, car si cette histoire commence en Haïti avec des pratiques vaudou et se poursuit en France, les frontières entre irrationnel et rationnel vont s’estompant, aussi bien pour les protagonistes de cette étrange aventure que pour les spectateurs…

Et je peux vous dire, cher monsieur Bonello que depuis Vaudou (I Walked with a Zombie) de Jacques Tourneur, je n’avais pas vu de film de zombie aussi ensorcelant que le vôtre… 

Aaaah ! Quand il faut parler cinoche sur France Inter : Delmas Laurent, Odicino Guillemette, Bettan Eva et Trapenard Augustin, tous réunis, ils font vraiment pas le poids face à Ganache !

Je les prends tous ensemble, quand ils veulent, et sans les mains…  

si ce film me plait, c’est aussi parce qu’il se déroule en partie dans  une Maison d’Education de la Légion d’Honneur où les élèves portent toutes l’uniforme, avec une ceinture en baudrier et un béret pour les sorties, et où l’instruction dispensée fait d’elles des vraies françaises qui en ont dans le froc !  A ce sujet,  je vous félicite  Monsieur Bonello d’avoir évoqué le ravivage de la flamme  du Soldat Inconnu…

Mais je voudrais revenir au début de ce film…  

« Haïti, 1962. Un homme est ramené d'entre les morts pour être envoyé de force dans l'enfer des plantations de canne à sucre ».

Figurez-vous, Nagui (car je crois ne vous l’avoir jamais raconté) qu’il s’agit presque mot pour mot  d’une situation identique à celle que j’ai vécue jadis… ce n’était pas en 62, j’étais en Algérie… non, c’était en 54, au Tonkin. Après la prise du fortin de Utami Teh tong, les Viets qui me croyaient blessé à mort m’enterrèrent vivant… J’aurais péri étouffé, de la terre jaune plein la bouche, si je n’avais pas été réveillé  par les morsures que m’infligea une taupe géante qui confondait mon fondement avec sa galerie… 

Un réveil que je continue à payer cher hélas puisque depuis je ne peux pas rester assis plus de trois minutes.

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