Le maréchal Ganache a bien compris la raison de la venue de Lucien Jean-Baptiste, puisqu'il a vu le film "Deuxième étoile". Mais lui, les étoiles de ski qu'on accroche au bonnet, ça ne l'impressionne pas car il en a 7 au képi.

Nagui : Maréchal Ganache, j’espère que vous savez  pourquoi nous recevons Jean-Baptiste ?

Le maréchal Ganache : Ah, ça oui, je le sais, mon cher Nagui ! C’est  pas faute de vous avoir entendu vous gausser de lui. Quand  Ji & Bi, le rédac ‘ chef de la Bande Originale, vous a appris, juste avant les infos, que Lucien Jean Baptiste  était votre invité, je vous entend encore persifler ... je vous cite... 

« Il s’emmerde pas le Lucien ! C’est un malin ; il a trouvé le filon ! Si Leila lui pose la sempiternelle question  « et vos projets, et patati et patata »  je sais ce qu’il va répondre. Mais oui ! En 2009, il a réalisé Première Etoile ; maintenant, il nous sort Deuxième étoile. Tu vas voir qu’après, on aura droit à Troisième étoile, ensuite il sortira  Flèche de bronze, puis  Flèche d’Argent et il enchaînera avec Chamois d’Or.

Mais bon, même si j’ai horreur des montagnards et de la fondue, je ne laisserai rien paraître, et je dirai que je me suis jamais autant marré depuis « Les Bronzés font du ski »...

Et en ricanant vous avez ajouté, je vous cite encore, Nagui : Les Bronzés font du ski : si le titre n’avait pas déjà été pris, ça aurait pu être celui du film de Lucien Jean - Baptiste, ah, ah...

Voilà ce que vous avez dit, Nagui, comme quoi y’a pas que moi qui aime à faire des blagues racistes mais de bon goût !  Plus sérieusement, qu’un type épingle sur son bonnet, une deux, ou trois étoiles, ça me fait bien marrer, parce que sur mon képi de Maréchal, vous savez combien y’en a d’étoiles ?  Hein, vous le savez ? ... Y’ en a sept ! Et vous savez comment je les ai gagné, mes étoiles ? Ah, ça, c’est pas en faisant du tire-fesse ou en tortillant du croupion pour slalomer dans une tenue grotesque avant d’aller arroser ça dans une soirée Karaoké à la « Marmotte en folie » autour d’une tartiflette et d’un cubi d’Apremont cuvée prestige...

Non, mes étoiles, Nagui... C’était en 1952... En pleine guerre froide... Très froide... Après avoir franchi secrètement le détroit de Béring pris par les glaces et après avoir perdu mes orteils et survécu à la faim en bouffant cru mon chien de traîneau, j’arrivais au Kamtchatka. Mon nom de code ? Captain Igloo. Ma mission ? Enlever Staline qui était au sport d’hiver... Hélas, alors que j’approchais du but je chutais dans une crevasse et m’empalais sur un stalagmite  de  glace que je dus  faire fondre au chalumeau... Depuis, vous comprendrez que la position assise m’est devenue pénible, aussi vais-je devoir vous quitter... 

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