A l'occasion de la venue de Sandrine Kiberlain et Melvil Poupaud pour "La Belle et la Belle", Djean-djack Lang nous parle de sa relation avec son cousin Jack, selon lui en écho avec celle racontée dans le film.

D’habitude, my dear Nagui, quand vous avez la grande gentillesse d’accepter avec délicatesse de bien vouloir avoir l’amabilité, l’affabilité, l’urbanité, la générosité, la bonté, la charité, la magnanimité, et pleins d’autres trucs en Té,  de me faire l’honneur et l’avantage, avec autant de courtoisie que d’obligeance... de m’interroger sur la venue de vos invités, j’ai coutume, autant par espièglerie que par taquinerie, par agacerie que par moquerie, de saluer la bande d’histrions qui vous entoure d’un sonore «  Salut les has been ! », ou plus malicieux encore, d’un définitif  « Salut, les never been !».

Comme je sais, Nagui, my darling baby, que vous parlez couramment la langue de Shakespeare, vous savez que ces expressions « Has been », « Never been » dénotent chez moi une haute préoccupation du temps qui passe et qui nous fuit. C’est donc vous dire si je me sens concerné, intéressé, passionné  par le thème de « La Belle et la Belle » dont Nagui, my Sweat heart, vous venez de parler, avec Sandrine Kiberlain et Melvil Poupaud,  avec une surprenante finesse qui n’a d’égal que l’étonnante concision de vos questions.

Etant plus jeune que mon cousin Jack (car je ne suis que son cousin et non le fruit d’une imitation besogneuse à laquelle s’adonnerait un de vos comparses), étant plus jeune que mon cousin - disais-je -  et lui, un peu plus vieux, quand nous - nous retrouvons... notre confrontation c’est un peu celle du « Bel et du Beau », ou comme je sens que vous le pensez, Nagui my  Sunshine, celle du « Bel et du vieux Beau ». Bref, je suis ce que Djack fut et était jadis, tandis que Jack est celui que je serai... (c’est dingue ce que j’arrive à dire rien qu’avec le verbe « être », à tous les temps de l’indicatif !)

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