François François nous livre sa critique du film « Filles de joie »

Je suis de retour, je ne suis plus confiné même si dans votre regard Nagui j’ai l’impression d’être un con fini.

J’ai kiffé Filles de joie, pour les raisons qui viennent d’être exposées avec brio mais aussi parce que moi aussi, Sara, tout comme Axelle, je mène une double vie… 

Dans la journée, rue Sarasate, dans un très vieil appartement, où j’habite seul avec maman, je m’occupe de ma tortue, de mes deux canaris et de ma chatte… Mais mon vrai métier, c’est la nuit, que je l’exerce, contorsionniste dans les sous-sols du Banana, sous le pseudo de l’Homme trompe… 

Bref… comme, à Daniel Morin, qui pour une fois ne s’était pas endormi pendant la projection, je faisais part de mon admiration pour cette approche sans complaisance de la prostitution… Daniel ronchonna… « Sans complaisance, sans complaisance… on nous donne quand même les tarifs : 100€ la demi-heure, 160 l’heure. Et y a même des promos, comme à Auchan « A votre sixième passage, vous avez droit à une fellation gratuite ». Maintenant quand j’irai en Belgique chez Dodo la Saumure, je ne me ferai plus avoir. 

Je m’adressais alors à Leila, juste avant qu’elle ne soit envoyée en prison pour deal de poppers frelaté, je m’adressais donc à Leila pour lui dire « Un des grands mérites de Filles de joie, c’est d’avoir su, sans voyeurisme sonder la vérité et l’humanité de leurs personnages, de l’intérieur, bien au-delà de leurs apparences de simples objets sexuels… In fine c’est un film qui parle d’amour jusque dans sa profanation »

Aaaah… aaaah soupira Leila alors que la police l’emmenait, "François François… votre analyse est carrément éblouissante, et sur un sujet aussi sensible, vous êtes infiniment plus subtil que ne l’est Vincent Josse le dimanche à 15h sur France Inter, dans Le Grand Atelier.

Et Nagui d’enchainer d’un ton qui m’a fait froid dans le dos : Le Josse, je peux te dire que son Atelier il a jamais été aussi proche de la fermeture.… 

Voilà, chère Sara, comment se prépare la BO : dans les menaces, le cynisme et une fascination malsaine pour la luxure.

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