Le maréchal Ganache n'était pas très inspiré par le patronyme de Thierry Marx... Mais comme Nagui n'a pas voulu lire le roman de l'invité, c'est Ganache qui s'y est collé. Et ça lui a fait de l'effet au niveau du trouillomètre.

Nagui : J’espère, Maréchal Ganache, que vous savez pourquoi nous recevons Thierry Marx... 

Le maréchal Ganache :  Mon cher Nagui, même si, sur une radio cosmopolito - bobo - humanisto - citoyenno -  progresso –gaucho - bolcho - krypto coco comme France Inter,  Marx est un nom qui ne choque personne, moi, je peux vous dire que Marx, c’est  pas un blase qui m’inspire confiance. D’autant plus que vous - même Nagui, hier en brandissant On ne meurt pas la bouche pleine, vous avez dit à Ji & Bi , notre rédac’ chef, tout en le frappant avec le bouquin...

- Un polar écrit par un cuistot ? Qu’est ce qui te prend de programmer une daube  pareil !  c’est le genre de tambouille que je digère mal. Refile le donc  à Ganache : y’a du sang, du crime, des empoisonnements et de la barbaque, ça devrait lui plaire... De toute façon, je ne peux pas compter sur la bande d’analphabètes qui m’entourent

Donc, hier soir, aux Vieux Glands ( mon hospice ) tout en prenant mon bain dans ma baignoire à porte,  comme je tiens à honorer mon contrat en CDI,  me suis mis à lire « On ne meurt pas la bouche pleine »... 

Et c’est là que je vous en veux à mort, Monsieur Marx ! A mort ! dès les premières lignes... je cite : « Son visage lacéré par les ronces lui faisait mal, elle avait la bouche pleine de sang... » me voilà captivé, accroché,  pris par le suspense haletant ! Plus moyen de lâcher votre  bouquin ! Plongé dans ma lecture et dans ma baignoire dont l’eau refroidissait, je suis resté là, tenu en haleine. Quand on a affronté les Viets comme moi, y’a pas grand monde capable de mettre le trouillomètre à zéro, y compris des Yakuza coupeurs de doigts... Mais là, j’avoue que je claquais des dents, autant de froid que de peur ... J’ai failli en crever ... 

Oui, je suis furieux contre vous, Monsieur Marx, car toujours absorbé par ma lecture, le nez dans votre  bouquin,  je suis sorti du bain  en ouvrant la porte latérale de la baignoire, oubliant que celle - ci était remplie d’eau à ras bord, et j’ai inondé Les Vieux Glands… J’ai glissé et  je me suis ouvert le fondement sur un éclat de mon verre à dentier qui avait explosé au sol ce qui a ravivé cette infirmité intime qui m’empêche de rester en position assise plus de trois minutes... Je vais donc vous laisser...  Allez, sans rancune et... Bonne émission...

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