Jean-Philippe Pétain rapporte à Bruno Podalydès la discussion qui a eu lieu dans le bureau de La Bande Originale lors de la préparation de l'émission du jour.

Cher Monsieur Nagui, comme jadis le fit mon oncle Philippe en mettant en garde les vrais français contre les mensonges qui leur ont fait tant de mal, il est de mon devoir de faire savoir à vos auditeurs qui viennent d’allumer leur poste de TSF, comment se prépare votre programme. Une tâche essentiellement dévolue à un garçon, qui, bien que natif de la bonne ville de Coulommiers, s’est affublé d’un surnom américanoïde, « Ji & Bi », révélateur d’un alcoolisme et d’une sexualité aussi contre-nature que débridée. Bref, quand vous lui avez demandé :

- C’est qui qui vient ce matin ? 

et  après que Ji & Bi  vous eût répondu :

- Bruno Podalydès, ô mon Maître...

Vous vous êtes écrié : 

- Mais j’en ai rien à cirer, moi, de Bruno Podalydès ! Bougre d’incapable, c’est son frère Denis qu’il fallait faire venir. D’abord, il est beaucoup plus sympa que son frangin. Ensuite, c’est un habitué de l’émission, ce qui m’aurait permis, en les rebidouillant un peu, de refourguer les questions de la dernière fois où il est venu.

- Mais, patron vénéré, pardonnez-moi d’avoir la folle outrecuidance de me permettre une suggestion. Comme  Bruno Podalydès est à la fois le réalisateur du film et un de ses personnages (M. Rastaquéros), cela vous permettra de fourbir une de vos questions-fétiche : « Comment ça se passe quand on est à la fois derrière, devant et à côté de la caméra ? » et « Est-ce qu’on  a la même exigence envers soi-même qu’envers les autres comédiens ?» et patati et patata...

_-_Finalement, Ji & Bi, tu n’es pas aussi con que tu en as l’air ! Allez, O.K pour Bruno Podalydès! 

Voilà, Monsieur Podalydès, comment se prépare La Bande Originale. Pour ma part, si me réjouis de la sortie de votre  film, je déplore que vous ayez agrémenté d’une bouche votre Bécassine, alors que l’originale en était dépourvue. En effet, n’en déplaise à Madame Kaddour, du temps de mon Oncle Philippe, les femmes de France savaient accepter les plus rudes épreuves en restant muettes. Mais paraît-il que c’est à moi de me taire et comme chaque jour n’écoutez pas cette émission !

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