Jean-Philippe Manoeuvre est allé voir, avec Nagui et Ji&Bi le rédac chef souffre douleur, la pièce de Jean-Loup Dabadie avec Emmanuelle Devos et Pierre Arditi. Mais la bande-son de la pièce, pour Jean-Phi, c'était trop.

Nagui : J’espère, Jean-Philippe Manœuvre que vous savez pourquoi nous invitons Emmanuelle Devos et Jean-Loup Dabadie ? 

Jean-Philippe Manœuvre : Ce que je sais surtout, Nagui, c’est pourquoi tu ne voulais pas les inviter ! L’autre soir, en sortant de la première de Quelque part dans cette vie, ( Somewhere in this life ) en tant que plus vieil ado de France, même la nuit j’ai beau porter des Ray Ban à verres fumés, et une discrète prothèse auditive, comme Pierre Arditi dans la pièce, je t’ai vu Nagui, gifler Ji & Bi, notre rédac’ chef qui avait réussi à te traîner au Théâtre Edouard VII... Je t’entends encore crier :

- Putain, Ji & Bi, le Dabadie et la Devos, je les kiffe, mais la bande son  de la pièce... La bande son ! Fuck the fucking fuck ! Pourquoi tu m’as pas prévenu ?  Je me suis fait piéger comme une brêle !                                                                             

Certes, c’était là des propos un peu hard, mais pour une fois Nagaï, solidarité de rocker oblige, j’étais d’accord avec toi ! J’explique aux auditeurs : 

Au début de la pièce, on entend un D. J : Chuck Thomas, qui commence en assurant comme une bête, un peu comme moi quand avec mon cousin, sur le Web, j’anime Radio Perfecto :  

Vous êtes toujours avec Chuck Thomas sur deubeul you  Ji . L . O. FM // Gloster, Massa-chusetts ! Il fait froid ! Très froid ! Mais n'apportez pas votre clarinette, parce que c'est plus des notes de musique qui en sortiraient, c'est des stalactites ! Ah, ah

Jean-Phi Manœuvre, jusque là,  je me suis dit :  « super », il assure grave le D.J !  

Mais alors que je m’attendais à ce que pour réchauffer l’atmosphère il balance, je sais pas, moi, un truc chaleureux :  Highway to Hell , de A Ci Di Ci  ou Light my Fire des Doors... Et bien ce fucking bastard son of bitch,  il envoie le concerto de Dvorak  pour violoncelle en si bémol majeur opus 104, par Rostropovitch... Total déception ! A ce moment Nagui m’ a dit : « Je peux te dire un truc, Jean- Phi : "Ce  Vorak, et ce Popostrovitch, je les inviterai jamais à Taratata !"   

Mais ça faisait que commencer !  Après il a fallu subir les Variations Goldberg, parGlenn Gould, Bach BWV 9 - 8-8... Mes oreilles ont commencé à chauffer... J’espérais que ce serait fini, mais bullshit de chez bullshit ! Brahms ! Man ! Brahms ! Symphonie number one en ut mineur, fin du 3e mouvement.... et puis la cantate 147 One hundred and forty seven, de Bach, encore lui !  

Là c’était Too much ! J’ai saigné des tympans ! Otite purulente. De son côté, comme JI & Bi mâchait nerveusement son chewing-gum, Nagui le lui a enlevé de la bouche pour s’en faire des Boule Quiès et c’est comme ça qu’il a pu suivre la pièce jusqu’au bout. Et ouais c’est comme ça que ça se prépare, La Bande Originale ! Allez enjoy the show ! So long kids ! 

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