Le Père Albert a trouvé en Simone et Etienne, deux retraités au comportement olé olé dans le film "Qui m'aime me suive", des circonstances très atténuantes ! !

Très cher Nan-gui… pas besoin d’être Jérémy (le prophète, pas Credeville) jadis évoqué par Brassens, pour deviner le succès promis à ce film. 

D’ailleurs avec cette admirable esprit de concision qui caractérise vos analyses aussi subtiles que synthétiques, vous venez de donner les raisons de ce prévisible triomphe, sans oublier de souligner les qualités d’interprétation de Catherine Frot (coucou Catherine). 

Ceci dit, Nan- gui, je confesse que ce n’est pas sans réticence, pour ne pas dire sans répugnance, que j’ai regardé ce film, puisque dès le début, et là je ne vends en rien la mèche de cette histoire (vous, vous dites « divulgacher », moi je dis « vendre la mèche ») puisque dès le début, disais-je, on découvre que Simone, pourtant unie à Gilbert par les liens sacrés du mariage, trompe son époux avec Etienne, leur ami et voisin… à ce propos, je  peux vous dire qu’entre ces deux retraités c’est tous les jours, la fête des voisins ! Et croyez-moi, Simone et Etienne ne se contentent pas d’échanger de la quiche au poireaux et de la tarte aux moules ! 

Si encore, Simone éprouvait quelque remords, quelque honte à se livrer ainsi à l’adultère, mais non !

La nuit venue, se muant en une véritable boule de vice, elle s’abandonne à la concupiscence et à la luxure, sans retenue, et sans que sa conscience ne soit effleurée, un seul instant, par la gravité de l’impureté et de ses funestes conséquences tant sur le corps que sur la famille pilier de notre société… Un grand-père / une grand-mère ! Un grand-père/ une grand –mère !

Alors bien sûr, à défaut de les excuser certains facteurs peuvent expliquer, ce relâchement des liens indissolubles du mariage…  Il y a la routine, le manque d’argent, mais surtout, il y a, j’en suis sûr portées par Gilbert, ces chemises abominablement laides qui n’ont rien à envier à celles de Daniel Morin, et je comprends que ces liquettes aient donné à Simone envie de fuir très loin…

Voilà pourquoi, chère Catherine Frot, alors que j’étais sur le  point de pratiquer sur toi un exorcisme flash, pour demander au démon de la luxure de quitter ton corps possédé, je me contenterai d’une absolution compréhensive pleine et entière. 

Juste une annonce avant de vous quitter… 

Ce soir, dans ma camionnette bâchée cuir clouté noir garée au Bois de Boubou, j’organise une soirée « qui m’aime me suive » et je ne cours pas vite…

Venez nombreux !

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