François-François nous livre sa critique de Roberto Alagna

Salut les amis ! Salut Nagui ! Et coucou Roberto… Je ne vous le cacherai pas, Nagui, en tant que chanteur je n’ai jamais été aussi enchanté de recevoir un artiste lyrique au talent aussi merveilleux ! Je ne peux pas citer toutes les airs de cet album, mais tu sais Roberto, en écoutant ton Domine Deus, je me suis agenouillé ! Quand tu as entonné Ô lumière du jour je me suis mis à trembler comme une feuille. Avec La Romance de Nadir, des Pêcheurs de Perles, tu m’avais déjà bouleversé, mais là, en italien, tu m’as carrément fait chialer de bonheur ! 

Si les François chanteurs dont je suis la vivante synthèse (Jean-Pierre François, François Valéry, Frédéric François, François Feldman, Claude François , François Zardy), si les François sont nombreux, une chose est sûre : il n’y a qu’un seul et unique Roberto !…

Un enthousiasme que je souhaitais partager avec mes amis de la Bande Originale, mais quand j’ai demandé à Daniel s’il avait écouté cet hommage à Caruso, il m’a rétorqué «  J’aurais préféré un hommage à Larusso ». 

Et comme j’insistais, en lui disant : Quand même, tu devrais écouter Roberto chanter « Mama mia che  vo sapé… » Il m’a sorti : « Déjà que j’ai du mal à supporter Maitre Gims  _quand il chante « Sapé comme jamais »… je vais pas me farcir la version en Napolitain »_

Bref, cher Roberto, ce n’est pas ici hélas que peut être appréciée à sa très grande valeur votre voix large et nuancée à la fois, aux aigus faciles et au timbre aussi puissant que rond, exceptionnelle d’élasticité, de lumière et de suavité, servie par une maitrise parfaite du souffle. Sans parler de la clarté de votre diction et de l’éloquence sans emphase de votre phrasé qui ensoleille cet automne sinistre…

Ah, nom d’un pipo ! Ça c’est de l’éloge vibrant, pas écrit avec du sang de navet ! « Autre chose », me soufflait tout à l’heure Leila « autre chose que les besogneuses démonstrations pseudo-musicologiques de Jean-François Zygel dans « La preuve par Z… » et Nagui d’ajouter « Oui, par Z, comme Zéro ». Voilà, cher Roberto. Malgré tout ça, bonne émission !

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