Jean-Jack Lang a lu le livre de Tahar Ben Jelloun et se réjouit que l'histoire se passe au Maroc car cela lui rappelle de nombreux souvenirs...

Tout d’abord, très cher Nagui, comme vous avez tenté de le dire avec vos mots à vous, certes malhabiles mais d’un enthousiasme touchant, il s’agit d’un récit prenant, angoissant, passionnant, palpitant, captivant, haletant…

Récit qui, ô paradoxe, ne nous endort jamais, alors que son héros cherche, à tout prix le sommeil. 

A tout prix, disais-je, fût-ce celui de la vie des malheureux, à qui, dans l’espoir d’un roupillon, votre narrateur, cher Tahar, complètement cynique et cinoque, fait avaler leur bulletin de naissance… en les oppressant, étouffant,  asphyxiant, suffocant, époumonant…

Pour ma part, en tant que cousin de l’actuel président de L’Institut du Monde Arabe qui fut aussi un admirable ministre de la culture, je me réjouis, non seulement que l’histoire de « ce dormeur à gages », se situe au Maroc, pays dont j’aime à me souvenir, le soir, blotti entre deux énormes poufs… en cuir de chameau, tout en cherchant moi aussi le sommeil, en suçant doucement l’en bout de mon narguilé…

Mais j’apprécie aussi que cet ouvrage s’inscrive dans la tradition littéraire de l’insomnie. Je pense à des écrivains et des poètes comme Fernando Pessoa (un des auteurs préférés de Leila Kaddour) à Victor Hugo, à Tristan Corbière, ou encore Charles Aznavour qui chantait dans « Comme ils disent » : Je me couche, mais ne dors pas, repense à mes amours sans joie, si dérisoire, à ce garçon beau comme un Dieu…

C’est presque aussi beau que du Eddy de Pretto !

Je parlais plus haut d’ « étouffement ». 

S’il y’en a un, cher Tahar qui s’est étouffé ce matin, c’est Nagui, quand Ji & Bi, notre rédac’chef, lui a appris votre venue…

- Quoi ? Encore Tahar Ben Jelloun ! Ca fait au moins onze fois qu’il vient !

- Mais, ô mon Maître  il publie un nouveau livre formidable 

- Je m’en fou ! tu sais bien que les livres, je les lis pas !

- Mais Suprême Patron, il s’agit de Tahar !

- Et toi Ta Har ta gueule ! 

Voilà, cher Tahar Ben Jeloun, comment se prépare la Bande Originale, dans la violence verbale et physique et le plus inouïe mépris de la littérature ! 

Une dernière Info, ce soir, au Banana, pour les clubbers insomniaques j’organise une grande soirée « Hypnose  et Poppers » Vous êtes le bienvenu !

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