Mon cher Nagui, vous me demandez si « 8 € de l’heure » va avoir du succès, eh bien je vous réponds : affirmatif !

Tout simplement parce que c’est une pièce remarquablement interprétée par Bonneton Valérie (mes hommages, Madame) et Boon Dany (Mes compliments Monsieur) une pièce d’une drôlerie irrésistible, ponctuée de constants rebondissements, dus à Rosa, la femme de ménage, dont j’avoue, bien qu’il s’agisse d'une de ces Pepitos comme dit Donald (Trump) d’une rastaquouère ou si vous préférez « une Mexicaine basané… ééé  est allongé sur la sol …» (big up et faites du bruit, comme vous dites Nagui, pour Marcel Amont) - une rastaquouère, disais-je, à l’accent impayable, et comme vous l’avez expliqué avec votre habituelle concision, Nagui, porteuse d’une effroyable poisse qu’elle refile à ses employeurs…

Alors évidemment, cette scoumoune qui va crescendo, prête à la rigolade. Mais voyez-vous, si dans un premier temps, moi aussi, j’ai beaucoup ri, soudain mon rire s’est mué en un râle amer, un rictus douloureux…  

C’est que cette Rosa, m’a irrésistiblement fait penser à un jeune boy qui me servait, entre autre, d’ordonnance…

C’était en 1954, au Tonkin… à Saigon…     

J’avais recruté Ding Ding Diguidi Ding Ding, un jeune autochtone, que je payais  8 dongs de l’heure (oui, je payais Ding Ding en Dong… c’est dingue, je sais) 

Au début, j’ai pas fait attention, quand Ding Ding avait très chaud, et qu’il ne gardait que son slip, j’avais très chaud et je ne gardais que mon slip… Mais je mettais ça sur le compte de la chaleur tropicale… Quand il avait la fièvre et claquait des dents, j’avais la fièvre et je claquais du dentier… mais je mettais ça sur le compte du Palu… Je sais que vous attendez la chute avec impatience, Nagui, alors j’y viens... 

Un soir, Ding Ding se relaxait en prenant un bain de siège parfumé au Jasmin (et non Leila à l’époque, pour se détendre y avait pas le Poppers) l’air affable, Ding Ding me désigne alors une bassine remplie à ras bord, pour que je m’y trempe le joufflu… et là, à peine accroupi… une brûlure atroce… Ding Ding travaillait pour les Viets et avait rempli  la cuvette avec de l’acide chlorhydrique. Depuis ce bain de siège funeste, je ne peux pas rester assis plus de trois minutes, aussi vais-je devoir vous quitter… 

Bonne émission

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