Le Maréchal Ganache a été très inspiré par le film « Le daim » qu’il fait rimer avec des chansons et expressions françaises bien connues

Outre la présence, impeccable, comme toujours de Dujardin Jean, ce qui m’a sauté aux yeux dans ce film, c’est la beauté de cette veste… pas de la croûte de velours non, de la peau véritable. Façon trappeur,  Davy Crockett avec des franges… Et voyez-vous, en la voyant, cette veste, en la caressant des yeux, je n’ai pas pu m’empêcher de chanter à tue-tête… Tiens, voilà du beau daim, voilà du beau daim… 

Vous savez Nagui, il y a des jours, quand on doit tirer à la ligne (et assis à cette table y en a qui connaissent bien le problème) on se raccroche à de bonnes vieilles ficelles surtout vieilles, je le reconnais…  

Par exemple, pour définir l’obstination monomaniaque qui habite Georges, j’aurais pu m’adonner à des jeux de mots faciles, du genre :

_« Un daim vaut mieux que deux tu l’auras » _et  pour décrire les folles conséquences de son obsession vestimentaire  j’aurai pu dire « Jeu de daim, jeu de vilain »

Des comme ça, sous le coude, j’en ai plus d’un,  car je ne suis pas… ra-daim, en dépit de votre… dé-daim ! Ah, ah ! 

Mais je reconnais qu’il s’agit là de calembours éculés je renonce, car je ne tiens pas à me faire traiter d’éculé, alors qu’avec son fondement et je suis bien placé pour le savoir, chacun fait ce qui lui plaît plaît plaît…

Plus sérieusement, la dimension tragique de cette obsession où le fétichisme le dispute à folie me ramène aux circonstances dramatiques dans lesquelles me fut infligée cette terrible mutilation dont je souffre encore aujourd’hui et dont je ne vous ai encore jamais parlé, Nagui…

C’était en 54, en Indo. Après mon évasion du bagne Viet de Fist Fock Kim, j’errais nu dans la jungle. Pour me protéger des piqûres de frelons géants, je me confectionnai une veste de fortune avec la peau d’un daim femelle. C’était hélas la saison des amours… Quand j’entendis bramer derrière moi, il était déjà trop tard. A cause de la peau que j’avais sur le dos, me confondant avec une femelle, un énorme daim mâle me besognait sans retenue… Douleur déchirante et carnage ! Depuis, je ne peux demeurer assis plus de trois minutes, aussi, vais-je vous quitter… 

Bonne émission !

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