Mon cher Nagui, je souscris, j’affirme et je ratifie tout ce que vous venez de dire sur la sortie de cette excellente comédie en DVD et en raie bleue… oui, en raie bleue ! Vous pouvez tiquer, je parle français, moi !

Donc, histoire originale et réalisation impeccable de Gavras Romain,  interprétation de première bourre, dont bien sûr, celle de Leklou Karim dans le rôle de François. 

Bref, je peux vous dire que ce film est vraiment bon, car malgré les conditions difficiles dans lesquelles je l’ai regardé, j’ ai pas décroché une seconde de l’écran. 

Je ne sais pas si je vous l’ai dit, mais avec des copains résidents des Vieux Glands, mon hospice, à La Châtre, dans l’Indre, on a rejoint les Gilets Jaunes.

Ça me rappelle les Viets et pour être honnête, j’ai pas que le gilet de jaune. 

Bref, en ce moment sur mon rond-point j’accomplis ma mission : boucher l’entrée de La Châtre, mais comme je m’ennuie, je regarde des films sur l’Ehpad de l’I Pad, je veux dire l’IPad de l’Ehpad…

Bref, après ce mouillage de compresse, puisque vous m’avez appelé au rapport, Nagui, il est de mon devoir de vous faire part de mes réticences pour ne pas dire de mon dégoût, concernant les états de service de François (alias Karim Leklou) dans cette histoire… je vais vous dire un bon truc : un type, qui, quand il est  pris dans un traquenard, compte sur sa mère pour le sortir du merdier épouvantable dans lequel il s’est fourré, pour moi, c’est un gars qui n’a rien dans le froc ! 

Et je vais vous le dire, Nagui, même dans les pires moments de ma carrière de baroudeur, jamais, jamais je n’ai crié « Manman » … au Tonkin, c’était en 54, la veille de Noël… j’avais été capturé par les Viets, et tandis que le terrible Général Suzy Wan me torturait avec des sangsues grosses comme des portions de boudin noir qu’il encourageait à me vampiriser le fondement, j’ai serré les dents qu’il ne m’avait pas encore arrachées, car j’aurais eu honte d’appeler ma mère ! 

Mais j’avais oublié que depuis ces atroces succions je ne peux rester assis plus de trois minutes, aussi, vais-je devoir vous laisser. L’émission est à vous !

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