Le Maréchal Ganache se remémore Raymonde, la sœur de sa très chère épouse Edmonde...

Tout ce que publie monsieur Fin-kino marche du feu de Dieu… Oui, j’ai dit « Fin Kino » et alors ?… quand vous jouez aux dominos, Nagui, vous dites pas que vous jouez aux « dominosse », quand vous matez des vidéos, vous dites pas des « vidéosse », ou des « pornosse » donc laissez-moi dire à notre invité « Bonjour, monsieur  Fin-kino… 

Donc bravo, oui, bravo pour ce roman exceptionnel par l’acuité et la précision de son analyse psychologique qui dépeint toute la complexité et ambiguïté des sentiments d’une femme prise dans les méandres labyrinthiques de l’abandon, de la jalousie et de la séduction… Une femme paradoxale, car in fine, la question que pose ce thriller sentimental haletant n’est-elle pas : qu’est-ce qui se cache vraiment au fond des cœurs ?

Aaaaah, Bon Dieu, Nagui ! J’aurais fait un critique littéraire de première bourre ! A France Inter, c’est au Masque et la plume que je devrais briller, parce qu’ici c’est peut-être le masque mais c’est surtout la plume dans le cul… 

Mais il y a autre chose qui m’a bouleversé dans votre roman, monsieur Fin-Kino… ces deux sœurs m’ont ramenées des années en arrière, quand jadis, moi aussi, j’eus affaire à deux frangines…

Quand j’ai connu Edmonde, à la Châtre, en 43, elle avait une sœur, Raymonde, qui lui était très attachée, et qui ne la quittait jamais, et pour cause : Edmonde et Raymonde étaient sœurs siamoises (les fameuses Siamoises de la Châtre)… Pour des raisons que la pudeur m’interdit de développer, même la nuit,  il m’était difficile d’entretenir une intimité amoureuse avec Edmonde, sans réveiller Raymonde, et surtout sans éveiller sa jalousie, car Raymonde dans le feu de l’action, n’était pas du genre mutique… 

Alors, je vous l’avoue, Nagui, en proie  aux tourments de l’insatisfaction charnelle, j’ai hésité… Soit je me séparais d’Edmonde, soit je la séparais de Raymonde… fut-ce à coups de machette ! Comme moi aussi, je ne veux pas « divulgacher » - précipiter… ah, ah, ah… précipiter, c’est le mot ! -  l’issue de cette histoire  toute aussi palpitante que celle de monsieur Fin-Kino, je m’en tiendrai là, d’autant plus qu’une mutilation ancienne - dont vous connaissez la nature, m’empêche de rester assis plus de trois minutes, je dois donc vous quitter… Bonne émission

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