Le Maréchal Ganache est ravi de recevoir Daniel Auteuil et Camélia Jordana pour le film "Le Brio", en particulier pour cette réplique : "Ce qui compte, c'est d'avoir raison. La vérité, on s'en fout".

Nagui : Maréchal Ganache, savez - vous pourquoi nous recevons Camélia Jordana et Daniel Auteuil ? 

Maréchal Ganache : Affirmatif,  mon cher Nagui. Je suis d’autant plus sensible à la venue de Madame Giordana, et de Monsieur Auteuil que s’il est une chose qui fait  cruellement défaut au ramassis d’ectoplasmes qui vous entourent, c’est le brio... Oui, le brio, cette qualité indéfinissable, impalpable  faite d’élégance innée, de facilité apparente, de vivacité d’esprit, de pétulance, d’entrain, de maestria, de virtuosité intellectuelle... Bref, tout ce qui manque à votre bande  de réformés P4 mais... qui vous permet, mon cher Nagui, de briller à bon compte auprès de vos invités, en enrubannant ceux- ci de questions aussi interminables que digressives, mais qui, agissent sur leurs esprits  à l’instar du baratin de Mesmer l’hypnotiseur, en faisant croire à vos hôtes subjugués que vous avez vu et surtout que vous avez adoré leur film.

A ce propos , quand tout à l’heure, juste avant les infos de 11 heures, vous - vous êtes enquis de l’identité des invités de ce mardi et qu’il vous a été répondu par Ji & Bi, notre  rédac’ chef,  d’une voix tremblante à travers la porte des toilettes de France Inter, où il avait dîné et passé la nuit  ( car  vous avez exigé dans son contrat que Ji & Bi  ne  rentre chez lui que le vendredi soir )... Quand Ji & Bi  vous a répondu « Camilla Jordana et Daniel Auteuil »... vous avez rétorqué, je vous cite... 

- Encore un duo genre la Belle et la Bête. Décidément rien de neuf sous le soleil du cinéma français  Et le coup du grand bourgeois plein de préjugés qui finalement se rapproche d’une prolo issu de la diversité, Daniel Auteuil nous l’avait déjà fait dans Romuald et  Juliette... Mais bon, j’aurai l’élégance de ne pas le lui rappeler.

Pour ma part, de ce film - Le Brio -  j’ai surtout retenu  une réplique, adressée par le professeur Pierre Mazart à son étudiante Neila : 

« Ce qui compte, c'est avoir raison. La vérité on s'en fout » 

Le  genre de phrase qui vous hérisse,  mon cher Nagui, vous qui vous targuez de refuser le mensonge. Mais une phrase que ne peuvent comprendre que ceux qui en ont dans le froc... La première fois que j’en ai ressenti toute la pertinence, c’était en 1957...  En pleine bataille d’Alger, en compagnie de  Jean - Marie, un ancien de la faculté de droit, alors que dans une atmosphère électrique nous étions occupés à faire passer un oral un peu soutenu à une candidate plutôt coriace, je finis par  m’exclamer : 

- Restons en là, elle ne nous dira jamais la vérité... 

Ce à quoi Jean - Marie  répliqua : 

- Ce qui compte, c’est avoir raison ! On continue !

Ah, J’en chiale c’était le bon temps ! Bonne émission.

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