Nagui a fait appel à Jean-Jack Lang pour résoudre une question fondamentale : quelle est la raison de la venue de Charles Berling dans l'émission aujourd'hui ?

Nagui : J’espère mon cher Jean-Jack Lang, que vous savez pourquoi nous invitons Charles Berling ?

Jean-Jack Lang : Très cher Nagui, en me posant cette question, vous faites preuve d’une sacrée rouerie, d’une fieffée fourberie d’une satanée tartufferie ( enfin de plein de trucs en « rie » et autres saloperies) car vous savez pertinemment que j’ai été initié aux subtilités de l’art contemporain et à la force subversive des artistes d’avant garde par mon cousin Jack Lang. Par conséquent, qui d’autre que ma pomme, qui d’autre que bibi, que mézique, qui d’autre que moi, Jean-Jack, pour apprécier toute la saveur de cette pièce  de Yasmina Reza ?  Pièce dont le prétexte est un tableau Monochrome, révélateur de tous les non dits ...

Nagui, mon immense ami, je vous trouve donc vraiment culotté car avant l’émission, où vous m’avez fait venir comme d’habitude en tant que consultant culturel, il faut que vos auditeurs le sachent, une scène édifiante s’est déroulée dans le bureau de la Bande Originale. Scène piteuse, miteuse, honteuse, calamiteuse (plein de truc en teuse) qui en dit long sur votre inculture picturale... 

Tout d’abord, le confondant avec le « mercurochrome », vous m’avez demandé si le « Monochrome » était un bon antiseptique en cas de coupure ! Comme que je vous expliquai que le Monochrome était un tableau d’une seule couleur, à commencer par le fameux Carré blanc sur fond blanc, peint par Malévitch en 1918, qui précéda les toiles, de Rotchenko, de Newman, de Yves Klein, de Lucio Fontana et de Rothko... vous m’avez interrompu, en vous exclamant grassement 

- Rothko ?... Sifredi ? je savais qu’il trempait son pinceau, mais pas pour faire des monochromes

Et puis, Nagui, amour de ma vie, alors que je vous exposais que selon le regard porté sur lui, un monochrome peut aussi bien inspirer les spiritualistes que les nihilistes, peut être autant signifier un élan suprématiste  que « la fin de l’art » chère aux Situationnistes... Oui, tandis que pour préparer l’interview de ce cher Charles Berling, je tentais de vous fournir des biscuits un peu plus consistants que les besogneux résumés de fiches Wikipédia que vous concocte d’habitude Ji and Bi, votre rédac’ chef poilu, je me suis rendu compte, en vous entendant ronfler,  que vous vous étiez endormi, bercé par mon discours monocorde sur les monochromes... 

Heureusement je n’ai eu qu’à crier : 

-Pour Nagui Faites du Bruit, et en un éclair, vous étiez debout et vous courriez vers le studio ! 

Voilà comment ça se passe ici ! Alors bonne émission, Charles Berling

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