Le Père Albert ne cache pas ce matin sa faim et soif insatiable de culture, rassasiée heureusement par le livre de notre invité

Un succès d’autant plus grand, Dan-Niel que Jacques Attali (coucou Jacques) est un spécialiste de l’Histoire et des histoires, on lui doit : Histoire de la médecine,  Histoires du temps, Une histoire de la propriété, Histoire de la modernité, Histoires de la mer, Une brève histoire de l’avenir et aussi « Histoire des histoires de Toto » Mais non, je déconne ! Je te taquine Jacquot… C’est une blagounette…

Soyons sérieux : cet ouvrage va connaître le succès car si d’une part il rassasie notre faim et notre soif insatiable de culture (vous noterez la métaphore « ingestive » que j’emploie ici à dessein) en nous apprenant… comment mangeaient nos ancêtres depuis la création du monde… comment est née la diététique, d’où vient le mot soda, qui était Monsieur Schweppes, qui inventa la toque, la cuisinière à gaz, le frigo, le micro ondes, la tablette de chocolat, le fish and ships, le Grand Marnier…

D’autre part ces anecdotes sont toujours mises en perspectives historiques et anthropologiques… Ainsi sommes-nous amenés à nous demander comment on en est arrivés à « manger de plus en plus vite, de plus en plus mal et de plus en plus industriel » (Chapitre 6, fondamental !)

Seul petit bémol à ce chapitre, Jacques, j’ai senti comme une réticence, pour ne pas dire une réprobation quand tu évoques Sylvester Graham, un de mes confrères prédicateur, protestant, certes, mais qui  s’opposait, je  te cite : « à la consommation d’alcool,  de viande et d’épices et à l’activité sexuelle ; tout cela, selon lui, provoquerait une stimulation excessive du système nerveux…

Eh bien Jacques force est de constater que Sylvester Graham avait raison ! On en a ici la preuve vivante en la personne de Dans Niel Morin… Oui, Dan-Niel, tu as renoncé ni l’alcool, ni à la viande, ni aux épices et encore moins à l’activité sexuelle que tu pratiques sous des formes surprenantes, et ton système nerveux s’en ressent…

En revanche Jacques, là où je t’approuve sans réserve c’est quand tu  conclus en  proposant (p. 289) de « retrouver le plaisir de parler et de manger ensemble » je ne procèderais donc pas sur toi à un exorcisme Flash.

Comme nous sommes au lendemain de Pâques, fête de partage je t’invite dès ce soir à une grande chasse aux œufs, dans le Bois de Boubou… dans ma camionnette bâchée cuir clouté noir multifonction, chapelle - vestiaire de foot ball / truck food et cantine scolaire… Bonne émission !

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