Père Albert, vous savez pourquoi « Un certain Paul Darrigrand » va être un succès…

Cher Nan-gui, tout comme moi, les auditeurs de France Inter (coucou, les auditeurs !) sont sensibles à la démarche des jeunes, ou des anciens jeunes en recherche, comme le narrateur du roman de Philippe Besson, qui n’est autre que toi (coucou Philippe ! )… des vieux jeunes en recherche de reconnaissance et d’amour. 

Ce qui passionnera les lecteurs, c’est de découvrir que lorsque cette quête d’amour se gâte en une excitation des passions, en une  concupiscence coupable, la volupté a immanquablement pour revers la souffrance, la douleur. Alors, le corps, ce temple de l’Esprit, le corps se mue en une répugnante boule de vice complètement détraquée qui roulera d’autant plus vite vers l’abime de la perdition que telle une voiture aux freins qui lâchent, ce corps verra ses plaquettes irrémédiablement s’user avec épistaxis, thrombopénie, scintigraphie, bolus et splénectomie à la clef… à moins d’un miracle, du renoncement à la débauche… ou d’un exorcisme flash auquel faute de temps je ne pourrais pas exercer sur toi, Philippe… Tu t’en tires bien…

Je m’emporte Nan-gui, néanmoins j’ai aimé cet ouvrage, car il me reporte à la période 88-89 dont il cite des évènements musicaux majeurs qui sont comme la bande originale de ce roman : Bamboleo, Sign your name de Terence Trent d’Arby, Man in the Mirror de Michel Jackson, Puisque tu pars, de Jean-Jacques Goldman, Pour toi Arménie de Charles Aznavour, sans oublier le clip de L’amour à la plage aouh tcha, tcha, tcha… où madame Niagara Muriel, dans une tenue véritable défi à la décence s’abandonne au feu diabolique de la danse en exaltant L’amour à la plage aouh tchâ, tchâ, tchâ… Baisers et coquillages… aouh, aouh !

Pardonnez-moi, je me suis encore emporté ! Tout comme vous d’ailleurs, Nan-gui, il faut bien le reconnaître, quand, juste avant l’émission, vous avez demandé à Ji & Bi de vous faire voir la bande annonce du dernier film de Besson, et qu’il vous a répondu :

- Mais ô mon maître, il ne s’agit pas de Luc, mais de Philippe Besson. Pas un cinéaste, un écrivain…

- Un écrivain ! Tu sais bien que j’aime pas lire ! Bon, corne un peu le bouquin ; glisse dedans 4 ou 5 post-it pour faire croire que je l’ai lu ; lis-moi la 4ème de couv’ ; et fais entrer le Besson…

Voilà, cher Philippe Besson, comment se prépare la Bande originale, dans la falsification et l’escroquerie intellectuelle, le mépris de la littérature et la confusion des Besson. 

Bonne émission quand même !

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