Le Maréchal Ganache a beaucoup aimé la série "Vernon Subutex" qui lui a rappelé beaucoup de souvenirs...

Cette série est impeccablement servie par des comédiens de première bourre, dont Sallette Céline (mes hommages Madame) et Duri Romain (compliments Monsieur)…

Oui, « Duri »… Nagui, vous habitez  « Pari » et  non à « Parisse ». Chez vous, vous posez des tapettes pour attraper les  souri, pas les « sourisse ». Donc en français R I S, ça se prononce Ri ! (à l’exception de pubis, pénis cannabis, phimosis et syphilis, des mots que vous connaissez bien) 

Où en étais-je déjà… 

Ah oui à Vernon Subutex, série palpitante, nouveaux Mystères de Paris, qui, épisode après épisode, se déploie comme une fresque romanesque d’une sauvage énergie avec sa cohorte de personnages paumés, désespérés, désabusés, inquiétants ou maléfiques, une série qui n’est pas avare de noirceur et de cruauté, de luxure et de déchéance,  mais… qui cache en son sein, in fine, une profonde  humanité …

Ah bon Dieu, je sais que vous en foutez, Nagui , mais j’aurais fait un critique littéraire du feu de Dieu, si je n’avais pas dû m’engager dans la Coloniale…

A ce propos,  mon cher Nagui , Vernon Subutex a ouvert pour moi la boîte aux souvenirs…

Moi aussi, jadis, comme le héros de ce film, j’ai été en errance, barbu, chevelu… pas à Paris, mais en Indo… c’était en 54 … Après la terrible déroute de Gang Bang Phoc, fuyant les Viets, moi aussi  je me suis retrouvé sans révolver (ce Révolver, c’était pas un magasin de disques de musique de jeunes, c’était mon arme).

Donc, ayant tout perdu, sale et couvert de vermine, après avoir erré dans la jungle hostile, pensant échapper aux Viets qui me traquaient, un soir, épuisé je suis arrivé à L’œil de Bronze, le cabaret fumerie  tenu par Madame Suzy Wan… pour me soulager elle me bourra une pipe d’opium… Quand je me réveillais, j’étais enfermé dans une cage en bambou à demi - immergée dans un cloaque puant… 

Madame Suzy Wan travaillait pour les Viets ! Son nom de code ? Le même que le vôtre dans Vernon Subutex, madame Sallette «  la Hyène » ! 

J’entends encore son rire sardonique quand elle déversait dans cette fosse les énormes sangsues qui me vampirisèrent horriblement le fondement… depuis, je ne peux rester assis plus de trois minutes d’affilée, aussi dois-je vous quitter… 

Bonne émission !

Contact
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.