Harraga
Harraga © Radio France / Caroline Gillet

Quartier de Saint Eugène, Bologhine. La Méditerranée vient taper contre le mur et rappeler qu’il y a une autre rive. tentation vicieuse pour ceux qui sont là, sans travail, face à la vie chère et l’avenir bouché. Ce sont les harragas, ceux qui décident de partir sur une barque, de payer un passeur. « un seul héros, le harrag » disent certains, un héros algérien, parce que c’est celui qui prend sa dignité en main, qui fuit la « hogra », le mépris, en sachant que le risque est grand et qu’arriver de l’autre côté, c’est être miraculé.

Sofiane nous a conduit à son ami Nasser, qui a tenté la traversée par deux fois.

Lui est toujours là mais certains sont partis. Ce sont des pères, et ce sont des fils, les uns attendent ceux qui ont disparus en mer. Kamel Belabed est de ceux-là. Quatre ans qu'il

cherche son fils, inlassablement. En avril 2007, il se rend compte que son fils de 25 ans n’est plus là. Un jour, deux jours, trois jours, parti de Annaba dans l’espoir de la Sardaigne, il n’est jamais revenu. Et maintenant Kamel Belabed veut comprendre. Iil va a la rencontre des familles de disparus en mer, rongés par l’absence.

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Envoyés Spéciaux Algériens - Article publié dans la revue XXI - numéro d'été, sorti le 7 juillet

Un beau texte de l'auteur Akram Belkaid sur les harraga

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