Chaque semaine, OLMA se connecte à la Station spatiale internationale pour prendre des nouvelles de Thomas Pesquet. Aujourd'hui, il est question d'une sortie qui n'était pas au programme et de l'équipement de l'astronaute qu'il faudrait faire évoluer.

Thomas Pesquet : "On est toujours prêt à sortir. C'est mon collègue Marc de la N.A.S.A qui devait sortir. Comme il avait une douleur persistante dans le cou et à l'épaule, les médecins lui ont demandé de faire des tests. Il va très bien, mais il a dû réduire le sport. Lui-même a considéré qu'il valait mieux qu'il ne sorte pas, et comme on fait la même taille de scaphandre... "

Une sortie improvisée est plus difficile

"On a tous envie de sortir, d'être un peu le héros du moment mais ensuite, on n'a pas envie de le refaire, car c'est un peu compliqué. On va construire le support sur lequel on avait installé notre panneau solaire. Donc, c'est un environnement que je connais bien : c'est là que mes trois dernières sorties se sont déroulées. Et je sais à quoi doit ressembler le résultat final de la mission. Si on s'est trompé, je le verrai tout de suite."

Une attention particulière au scaphandre

"Le scaphandre est constitué de plein de systèmes : un ventilateur qui fait tourner la circulation d'air, un filtre de CO2, une circulation d'eau pour réguler la température à l'intérieur, une radio... Chacun a une fonction précise. Comme ils peuvent tous tomber en panne, on fait des vérifications à l'aide d'une check list. On prépare tout dans les moindres détails. 

On vérifie les éventuels dommages sur le scaphandre. Le scénario-catastrophe serait d'être percuté par une micrométéorite ou un débris spatial. La combinaison est résistante, mais ce ne serait pas génial. On préserve aussi beaucoup nos gants... Si on avait une microfuite dans le scaphandre, on le verrait tout de suite par la diminution de l'oxygène. Bien sûr, on a des bouteilles de secours, mais en cas de gros trou, on ne pourrait tenir que 20 à 30 minutes. C'est pour ça que tous les scénarios de sauvetage sur lesquels on s'entraîne en piscine durent moins d'une demi-heure."

Le scaphandre du futur ? 

"Les tenues ont été imaginées il y a 40 ans. Il est vraiment urgent de penser un nouveau costume tout terrain pour les astronautes, et améliorer l'ergonomie. On n'a pas tous la même morphologie, ni la même taille. Il y a des mouvements qu'on ne peut pas faire. On est bloqué, on ressort de là avec des bleus un peu partout, avec des brûlures aux mains à force de frotter dans les gants. Mais c'est compliqué car ce sont des armures. On aimerait aussi avoir une interface sur le casque et pouvoir lire les données un peu à la manière d'Iron Manplutôt que de devoir se baisser et regarder un petit écran LCD sur la poitrine."

L'équipe

  • Ecriture, préparation : Sophie Bécherel 
  • Réalisation : Alexandre Fougeron
  • Musique : Arno Alyvan 
  • Sound-design : Hervé Bouley 
  • Voix Olma : Emilie Blon Metzinger
  • Graphisme : Julien Mougnon

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