Chaque semaine, OLMA se connecte à la Station spatiale internationale pour prendre des nouvelles de Thomas Pesquet. Avec elle, il y a Sophie Bécherel, journaliste scientifique à France Inter, c'est elle qui l'aide à mieux comprendre la folle aventure de l'astronaute français. Aujourd'hui : on déménage, et on parle courrier et petites bêtes.

Thomas Pesquet : "Pour décharger le véhicule qui nous est expédié, c'est très organisé. On ne peut pas vider tout d'un même côté à cause du poids : il faut veiller à ce que centre de gravité de la station reste au milieu. 

Les contraintes sont multiples, mais il suffit de suivre le document et ça se passe très bien !

Que trouve-t-on dans le dernier chargement reçu ? 

Je n'ai pas reçu de fromage dans cet envoi-ci. Mais du courrier de la famille des clin d’œils, des tee-shirts, du chocolat... Ce qui est très sympa. D'ailleurs trouver ces intentions fait partie de la motivation pour aider à décharger. D'autant que ces bonnes surprises étaient tout au fond. Il a fallu d'abord enlever le reste pendant quinze heures pour y accéder !

Le gars de la NASA qui a organisé le rangement du véhicule est très malin !

Les radiations cosmiques, même dans l'ISS ? 

On y est exposés 200 fois plus que la dose annuelle sur Terre où on subit entre un et trois millisieverts par an.

Et dans la station, nous sommes à 100 millisieverts en six mois. Ça reste loin des doses qui donnent le cancer. Mais on est quand même surveillés.

Les doses sont néanmoins très inférieures à celles des travailleurs du nucléaire. On prend beaucoup de précautions.

Nous sommes équipés d'un dosimètre dans la combinaison pour mesurer les radiations régulièrement.

Le blindage de la station nous protège. Dans nos couchettes, on a des plaques un peu spéciales pour essayer d'être le moins exposés possible. C'est l'eau qui protège le mieux des radiations.

Si on pouvait tapisser la station de nos réserves d'eau, ce serait très pratique  ! 

En revanche, nous prenons des coups de soleil à cause d'une réflexion assez intense sur l'atmosphère et sur la Terre. Donc, si on s'expose trop, peut s'abîmer un peu la peau.

Nos amis les bêtes ? 

Nous avons des vers microscopiques invisibles, des tartigrades..."

La suite est à écouter....

L'équipe

  • Ecriture, préparation : Sophie Bécherel 
  • Réalisation : Thomas Dutter 
  • Musique : Arno Alyvan 
  • Sound-design : Hervé Bouley 
  • Voix Olma : Emilie Blon-Metzinger
  • Graphisme : Julien Mougnon

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