En comprenant parfaitement les raisons du confinement, on peut s’interroger sur le fait de faire passer certaines populations vulnérables avant d’autres qui sont moins visiblement vulnérables ou à moins court terme, non ?

La santé n'a pas à être rentable
La santé n'a pas à être rentable © Getty / Phil Fisk

Qui dit cuisine dit restaurants, et la fermeture des bars ou les difficultés rencontrées par les restaurateurs à cause de la crise actuelle me rappellent cette évidence gênante : 

Oui, le confinement ET la distanciation physique vont avoir des répercussions économiques terribles sur des dizaines de filières.

Il s’agit de la plus grande crise économique depuis la seconde guerre mondiale.

Cela se traduira par une augmentation du chômage et de la pauvreté, tout cela représentera un coût énorme en terme de santé mentale, d’espérance de vie en bonne santé, etc.

L’autre jour, une lectrice qui ne savait plus où elle en était, comme beaucoup d’entre nous, m’a posé cette question :

« En comprenant parfaitement les raisons du confinement on peut s’interroger sur le fait de faire passer certaines populations vulnérables avant d’autres qui sont moins visiblement vulnérables ou à moins court terme, non ? »

Eh bien, chère lectrice, non, je ne crois pas. Je crois même qu’on a affaire ici à un faux dilemme. Je préfère m’interroger sur les politiques (quelles qu’elles soient et appelez-les comme vous voulez, je ne suis pas politologue) qui ont rendu cette situation possible où on se devrait de « choisir » entre deux maux qu’elles ont elles-mêmes engendrés.

Parce que c’est ça le vrai problème.

Un exemple ?

L’autre jour le CHU de Toulouse a publié ce mot sur les réseaux sociaux :

La forte augmentation de l’activité résultant de l'épidémie, conduit les urgences de l’hôpital à ne plus accueillir les patients se présentant d’eux-mêmes, sans signe de gravité, pour des soins médicaux ou chirurgicaux : plaie, petite traumato...

Lire ces mots m’a bouleversé. Ceci n’arriverait pas si on arrêtait de considérer que la Santé est un poste de dépense comme un autre. La Santé n’est pas, ne sera jamais, et ne doit jamais être un poste de dépense comme un autre.

Ouvrons des lits, embauchons du personnel, et payons-le décemment.

Imaginez : on se serait mis en colère de la même façon quand ils ont fermé nos lits d’hôpitaux, que quand ils ont annoncé la fermeture des bars...

La Santé, par essence, n’a pas vocation à être rentable

Ça ne peut PAS être rentable et ça ne doit pas l’être. C’est même pour cette raison précise que nous faisons nation tous ensemble : car vouloir capitaliser sur l’injustice ultime qui frappe au hasard, et souvent les plus faibles, ce n’est pas digne d’une civilisation.

La petite musique qui monte, et qui murmure que la vie du plus grand nombre ne devrait pas être gâchée pour préserver celles des plus fragiles est une ritournelle dangereuse, qui, en plus de nous amener sur un terrain philosophique glissant, est indigne de nous.

Ce qu’il y a de meilleur en nous ne peut s’incarner dans un paradigme pareil. A quoi sert sinon de se faire des petits restaurants en famille, entre amis ou entre collègues, si nous sommes incapables de protéger celui de notre famille, de nos amis ou de nos collègues qui pâtit d’une moins bonne santé que nous.

On vaut mieux que ça.

Point Covid

Les tests salivaires débarquent. En quoi consistent-ils qu’est-ce que, en pratique, ça va changer ?

D’abord il s’agit d’un test de contagiosité et non d’immunité. C’est ad dire qu’il permet de savoir si on propage ou non le virus, car si on l’a attrapé. 

C’est important pour casser la chaîne de transmission. 

On frotte un coton tige contre l’intérieur des joues, on le passe dans une machine et on a le résultat. 

Alors qu’est-ce que ça change par rapport aux tests que nous avions déjà ?

D’abord il fait moins mal : la détection dans les fosses nasales n’est pas un test agreable, il est parfois difficile à effectuer à cause de la douleur qu’il occasionne. Du coup certains tests étaient mal fait et donnaient des faux négatifs.

Ensuite le résultat est bien plus rapide : il ne faut pas plusieurs jours pour l’obtenir ce qui permet donc de diminuer le risque de translsssiin entre le moment où le test est effectué et le moment où le résultat arrive.

On aura moins de scrupules à tester les enfants, et les médecins généralistes pourront même le réaliser dans leurs cabinets s’ils sont équipés. 

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