Que nous apprend le volumineux dossier du dernier procès de Céline, celui au terme duquel il est condamné, mais amnistié ? Plonger dans ces 965 pages de procédures nous permet de savoir si l’écrivain a bénéficié de l’ignorance de ses juges, de leur complaisance ou tout simplement du vent de l’histoire.

L’écrivain français Louis-Ferdinand Céline s’entretient avec son avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour, le 12 octobre 1951
L’écrivain français Louis-Ferdinand Céline s’entretient avec son avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour, le 12 octobre 1951 © AFP

Au passage, sont évoqués les travers de l’auteur du Voyage au Bout de la Nuit. Et ses obsessions, bien sûr. 

Le 21 février 1950, l'écrivain est condamné par contumace par la chambre civique de la Cour de justice de Paris pour collaboration avec l'Allemagne Nazie, à un an d'emprisonnement, assortie de l'indignité nationale à vie, à la confiscation de la moitié de ses biens et à 50 000 francs d'amende. Le 20 avril 1951, à la surprise générale, au Tribunal militaire de Paris, Jean-Louis Tixier-Vignancour, son avocat obtient l'amnistie de son client. 

À la fin des années 1930, Céline est l'auteur de deux pamphlets antisémites Bagatelles pour un massacre, en 1937 et L'École des cadavres, en 1938 et ne cache pas son soutien à la Collaboration et à l'Allemagne nazie, durant l'Occupation. Après le débarquement de juin 1944, l'écrivain s'exile et gagne l'Allemagne avant de rejoindre Copenhague au Danemark où il est arrêté et emprisonné en décembre 1945. Que nous apprend ce dossier de 965 pages de procédures sur le jugement de Céline ? Et sur l'écrivain lui-même ? 

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