Le 4 juillet 1940, dans ce qui restait de la IIIe République, sept généraux, réunis à Toulouse, jugeaient le "Colonel" de Gaulle pour avoir incité les militaires à la désobéissance, notamment lors de son appel du 18 juin. Quelle sera sa peine ? Une autre procédure sera-t-elle engagée contre lui pour trahison ?

Le général de Gaulle inspecte les troupes françaises à Whitehall, Londres, lors de la cérémonie du 14 juillet 1940
Le général de Gaulle inspecte les troupes françaises à Whitehall, Londres, lors de la cérémonie du 14 juillet 1940 © Getty / Hudson / Intermittent

La lecture de ce jugement, alors que nous célébrons le 80e anniversaire de cette année terrible, met en valeur les tensions qui traversaient alors les élites françaises. Elle montre aussi combien les valeurs politiques vont changer au cours du conflit.

Ce 4 juillet 1940, le chef de la France libre est condamné par contumace par sept généraux réunis en conseil de guerre au palais de justice de Toulouse. Il se compose des généraux Philippe, de Charry, Sivot, Lafontaine et Loubard. 

Le gouvernement du maréchal Pétain ayant signé l'armistice franco-allemande, le 22 juin 1940, cette assemblée militaire, acquise au nouveau régime, juge l'ancien secrétaire d'Etat à la guerre de l'ex-gouvernement Reynaud comme étant subversif au nouveau gouvernement français. Un jugement prononcé suite à son appel à la résistance les 18 et 22 juin qui vient directement s'opposer aux conditions de l'Armistice.  

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