Comment l’un des plus grands dramaturges français du XXe siècle, Jean Genet, auteur des "Bonnes" ou encore du "Balcon" affronte-t-il la justice française qui l’accuse de désertion ? Une plongée dans les archives militaires permet de voir l’expertise psychiatrique dont il fait l’objet.

Portrait de l'écrivain français Jean Genet (1910-1986), septembre 1981, Paris
Portrait de l'écrivain français Jean Genet (1910-1986), septembre 1981, Paris © AFP / AFP Archives

Il s'agit d'un texte homophobe qui peut choquer aujourd’hui. On note également comme cette période et l’internement qui a suivi, ont influencé sa psychologie. Et même son projet littéraire.

En effet, dans son œuvre, l’écrivain, poète et dramaturge a toujours semblé vouloir donner de lui une image de déviant révolté, fruit d'une stigmatisation qu’il semble avoir connue depuis sa jeunesse, après une enfance tourmentée. Cette étiquette lui vaut de se replier systématiquement sur lui-même et de définir ses plus profondes convictions. Genet se dit lui-même criminel comme pour mieux pourfendre les méfaits de la société qu'il condamne. 

Il pense, crée et défend ses opinions dans la solitude et étudie la plupart des comportements qui, pour lui, placent l'individu dans une position d’exclusion de la société.

▶︎ Tout l’été, Fabrice d'Almeida, vous plonge dans l’histoire, grâce à des dossiers sortis des archives du ministère des Armées, souvent inédites, parfois secrètes, mais toujours surprenantes. De quoi regarder différemment des événements historiques grands ou petits, et mieux comprendre le monde qui nous entoure. 

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