Une exécution se déroule mal dans la capitale sénégalaise. Son responsable, un commandant de gendarmerie, tente de comprendre ce qui a mal fonctionné. Il veut laisser le matériel en bon état alors qu’il part à la retraite. À cette époque, Dakar était restée soumise à Vichy et que des résistants y ont été exécutés.

Une guillotine exposée à Nantes, 2014
Une guillotine exposée à Nantes, 2014 © AFP / DAMIEN MEYER

Fabrice d'Almeida décrypte la profondeur historique d'une archive retrouvée au Ministère des Armées, concernant une exécution à la guillotine qui tourne très mal à Dakar en 1941, en pleine Seconde Guerre mondiale. Nous voici dans la plus ancienne des colonies africaines de la France.

Depuis que la guillotine est présente à Dakar, au début du siècle, les exécutions se sont toujours bien déroulées jusqu'à ce que ce jour-là, le 27 mars 1941, le couperet en décide autrement et ne se stoppe qu'aux deux tiers du cou d'un condamné à mort...

Le capitaine de gendarmerie, Gaston Merle, veut comprendre ce qui s'est passé et éviter à tout prix un nouvel accident. C'est à travers ses yeux, son action, que nous allons, avec cette archive, retracer le contexte historique qui était celui du Sénégal à l'époque où la France vivait à l'heure du régime de Vichy. Les forces de l'ordre présentent sur le territoire colonial sont collaborationnistes et s'en prennent aux agents agissants au service du réseau de renseignements de la France libre. 

▶︎ Tout l’été, Fabrice d'Almeida, vous plonge dans l’histoire, grâce à des dossiers sortis des archives du ministère des Armées, souvent inédites, parfois secrètes, mais toujours surprenantes. De quoi regarder différemment des événements historiques grands ou petits, et mieux comprendre le monde qui nous entoure. 

▶︎ 40 émissions à écouter, à podcaster et à lire bientôt dans un livre en partenariat avec les éditions Gallimard et le Ministère des Armées : "Archives secrètes des Armées"

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