Cette fiction radiophonique écrite par Clara Saer et Zoé Gabillet, réalisée par Michel Sidoroff, évoque l'affaire criminelle qui défraya la chronique en France dans les années 1930. Pour commenter la fiction, l'historienne Anne-Emmanuelle Demartini, spécialiste des affaires criminelles est au micro de Stéphanie Duncan.

La jeune Violette Nozière dans le box des accusés lors de son procès à Paris en octobre 1934.
La jeune Violette Nozière dans le box des accusés lors de son procès à Paris en octobre 1934. © AFP / STF

Elle n’a que dix-huit ans mais en paraît vingt de plus : béret enfoncé sur le côté, sourcils épilés, lèvres sensuelles et fardées. Mais ce qui frappe c’est sa main, crispée sur le col de fourrure et surtout son regard, noir, fiévreux...

Ce 28 août 1933, celle que la presse va bientôt surnommer « L’empoisonneuse », « le monstre en jupons », « la sorcière de la débauche » vient d’être arrêtée, soupçonnée d’avoir empoisonné son père et sa mère

Violette Nozière devient immédiatement un mythe, incarnant à elle seule toutes les peurs de cette France des années 1930 : une femme jeune, émancipée, noceuse, voleuse, menteuse, syphilitique, qui commet le crime des crimes, le tabou absolu, pour lequel la loi prévoit un châtiment spécial : 

Le parricide sera conduit à l’échafaud, en chemise, pieds nus, un voile noir recouvrant sa tête.

Si Violette échappera à la peine de mort, la justice restera sourde quand la jeune fille accusera son père d’inceste, l’autre crime des crimes. Il n’y aura guère que les poètes surréalistes pour entendre le cri de cette enfant perdue.

L'invitée

Notre invitée est Anne-Emmanuelle Demartini, historienne, spécialiste des affaires criminelles, du crime et de ses représentations. Auteur du livre Violette Nozière, la fleur du mal. Une histoire des années trente, paru aux éditions Champ Vallon. 

À lire également : Vous injuriez une innocente d’Emmanuel Pierrat, paru dans la collection Points Seuil. 

La Fiction

Violette Nozière, itinéraire d'une enfant perdue, une fiction de Clara Saer et Zoé Gabillet, réalisée par Michel Sidoroff.

Avec les voix de :

• Violette Nozière : Marion Malenfant

• Marcel Guillaume : Pierre Val

• Baptiste Nozière : Richard Sammut

• Germaine Nozière : Myriam Derbal

• Jean Dabin : Jean-Benoît Souilh

• Maître René de Vésinne-Larue : Antony Audoux

Et l'équipe de réalisation :

• Bruitages : Bertrand Amiel

• Prise de son, montage, mixage : Olivier Dupré et Mathieu Le Roux

• Assistante à la réalisation : Laure Chastant

• Réalisation : Michel Sidoroff

La Musique

À cache-cache de Françoise Hardy

Pour communiquer 

• Pour communiquer au sujet des émissions, n'hésitez pas à rejoindre la page Facebook de Autant en emporte l'Histoire.

• Les émissions sont réécoutables et podcastables sur le site de France Inter.••

Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.