Gustave Courbet paya très cher son engagement dans la Commune de Paris. La fiction de Camille Azaïs retrace cet épisode de la vie du peintre-sculpteur, une fiction commentée par Thomas Schlesser, historien d'art et biographe de Courbet.

Gustave Courbet par Nadar
Gustave Courbet par Nadar © AFP / Leemage

Mars 1871. Le peuple de Paris proclame la Commune. « Fini le vieux monde ! » promet-elle : Les privilèges, l’exploitation, le clergé, le servage… Une ère nouvelle commence !

Dans l’euphorie révolutionnaire, des artistes aussi s’engagent : Vive la libre expression de l’art ! À bas l’académisme ! parmi eux, il y a Corot, Millet, Daumier et un autre grand peintre : Gustave Courbet. Le peintre de la nature. Du réel. Célèbre pour sa toile, L’Enterrement à Ornans, qui fit scandale en 1850. Celui qui a refusé la Légion d’honneur, et qui, dit-il, n’appartient à aucune école ni à aucun régime, si ce n’est celui de la liberté. 

Brun, barbu, Gustave Courbet est sensuel, il plaît aux femmes 

Le grand gaillard aime la vie, parle fort, assumant sans complexe ses origines campagnardes : « Je suis l’homme le plus fier et le plus orgueilleux de France » dit-il. Mais sans doute aussi est-il imprudent. Notamment lorsque le 12 avril 1871, il appelle les communards à déboulonner la colonne Vendôme, symbole de despotisme. Une idée folle qu’après l’écrasement de la Commune, la IIIe République triomphante ne lui pardonnera pas.  

L'invité

Notre invité est Thomas Schlesser, historien de l'art, directeur de la Fondation Hartung-Bergman à Antibes. 

Les livres 

Thomas Schlesser est l'auteur de :

  • Réceptions de Courbet, paru aux Presses du Réel, 
  • Journal de Courbet aux éditions Hazan, 
  • L'Univers sans l'Homme aux éditions Hazan.

À lire également :

  • Gustave Courbet, peintre de la liberté de Michel Ragon, paru aux éditions Fayard,
  • La Commune et les communards, de Jacques Rougerie, qui vient de paraître aux éditions Folio Gallimard.

La fiction

Gustave Courbet et la colonne Vendôme, une fiction de Camille Azaïs réalisée par Christophe Hocké.

Avec les voix de :

  • Gustave Courbet – Jean-Louis Coulloc’h 
  • Eugène Versmersch - Ivan Cori 
  • Jules-Antoine Castagnary – Jean-Noël Lefèvre 
  • Mathilde Montaigne Carly de Svazzena - Pauline Guimard 
  • Cherubino Patà – Léo-Antonin Lutinier
  • Le touriste américain – Geoffrey Carey 

Et l'équipe de réalisation :

  • Bruitages : Élodie Fiat
  • Prise de son, montage, mixage : Benjamin Vignal et Antoine Viossat
  • Assistante à la réalisation : Léa Racine
  • Réalisation : Christophe Hocké

L'exposition

L’exposition Gustave Courbet et la Fédération des artistes sous la Commune, au Musée Courbet, à Ornans, jusqu’au 23 avril 2018.

La musique

Sweet Babylon par Asaf Avidan

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