Pour cette fiction à propos du plus grand casse de l’Histoire, Stéphanie Duncan invite Fabrice Grenard, historien et directeur scientifique de la Fondation de la Résistance. La fiction, écrite par le poète, romancier et journaliste, Hervé Brunaux, est réalisée par Cédric Aussir.

En 1944, les Résistants qui avaient pris le maquis avaient besoin d’armes et de vivres
En 1944, les Résistants qui avaient pris le maquis avaient besoin d’armes et de vivres © Getty / Hulton Archive

26 juillet 1944. Il est près de 19h, lorsque dans une chaleur écrasante, 150 hommes armés investissent la petite gare de Neuvic-sur-l’Isle, en Dordogne. À plat ventre le long de la voie ferrée, ils attendent fébrilement le Périgueux-Bordeaux. 

À 19h38 enfin, à peine le train est-il à quai, que les hommes bondissent, arraisonnent le convoi et s’emparent du chargement d’un des wagons : 150 sacs de toile, estampillés Banque de France que, de bras en bras, ils vont charger, à la hâte, dans des camions, avant de déguerpir dans un nuage de poussière. 

Quelle ne sera leur stupeur en découvrant le montant du butin : deux milliards et 280 millions de francs. Le plus grand casse de l’Histoire. 

Mais ces hommes, en short et maillots de corps, ne sont pas des braqueurs ordinaires. Ils appartiennent à la Résistance. Alors que les Alliés ont débarqué en juin en Normandie, ces soldats FFI entendent bien participer à la libération de leur pays. 

Mais pour combattre l’occupant allemand, le courage ne suffit pas. Il faut des armes et de la nourriture. Et les maquis en manquent cruellement. 

L’histoire de l’attaque de Neuvic nous rappelle combien la Résistance fut un combat dur, ingrat, dangereux avec, aussi, quelques moments de pur bonheur. 

L'invité

Notre invité est Fabrice Grenard, historien, directeur scientifique de la Fondation de la Résistance. Auteur des livres Les Maquisards. Combattre dans la France occupée et Une légende du maquis : Georges Guingouin, tous deux publiés aux éditions Vendémiaire. 

À lire aussi : 

  • La lutte clandestine en France. Une histoire de la Résistance, de Sébastien Albertelli, Julien Blanc et Laurent Douzou (éditions du Seuil); 
  • De l'or et des sardines, un roman d'Hervé Brunaux, l'auteur de la fiction, livre publié aux éditions du Rouergue. Pour raconter cette histoire vraie du plus grand casse de tous les temps, Hervé Brunaux a effectué une véritable enquête et a interrogé des historiens mais aussi des survivants.

La fiction

1944. Les milliards du train Périgueux-Bordeaux, une fiction radiophonique de Hervé Brunaux, réalisée par Cédric Aussir.

Avec les voix de :

  • Jo - Thomas Pouget
  • Le Lieutenant-colonel André Gaucher, dit « Martial » - Antoine Sastre
  • Raoul Christophe, dit "Krikri" - Damien Gouy.
  • François Leydier, dit "François" - Pierre Carbonnier
  • Le Lieutenant Gandoin - Florent Oullié
  • Michel Hambrecht - Pierre-Marie Schneider
  • Le préfet Jean Callard - Barthélémy Meridjen

Ainsi que l’équipe de réalisation :

  • Bruitages : Élodie Fiat
  • Prise de son, montage et mixage : Julien Doumenc, Émilie Couet
  • Assistante à la réalisation : Sophie Pierre
  • Réalisation : Cédric Aussir

L'extrait

Pour patienter un peu avant la diffusion de cette émission, dimanche 29/11/2020 dès 21h, nous vous proposons d’écouter un extrait significatif de la fiction, ce moment où l'on découvre le dénuement des maquisards, alors qu'ils ne peuvent plus trop compter sur les parachutages de vivres : 

1 min

Extrait de la fiction, "1944. Le train qui valait des milliards", de Hervé Brunaux

Par Cédric Aussir

La musique

  • Autant en emporte l'Histoire, votre émission des Fictions de France Inter, possède son générique original, composé par le musicien, Clément Ducol.
  • Fantastic Negrito - Chocolate Samurai
Les invités
  • Fabrice GrenardHistorien, directeur scientifique de la Fondation de la Résistance
L'équipe
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