Connu par le grand public comme juré dans le télé-crochet la Nouvelle Star, André Manoukian, mystérieux et charmeur, est un pianiste de jazz hors pair. Auteur-compositeur de mérite, il est la plume de grandes chansons de ces dernières décennies. À travers son dernier album, Apatride, il chante l’Arménie de ses parents.

André Manoukian
André Manoukian © AFP / Fabrice Coffrini

Un doux air arménien

Né à Lyon en 1957 de parents arméniens, André Manoukian découvre très tôt la musique classique à travers son père, joueur de piano et violon amateur. Une passion pour le jeune André, qui y dédiera l’ensemble de sa vie. Autodidacte, il découvre les joies du piano jazz.

Dans les années 80, il rencontre Liane Foly et lui écrit ses premiers grands succès comme Doucement. Remarqué pour ses talents de pianiste et d’auteur, les artistes sont nombreux à frapper à sa porte. S’enchaîne alors une pluie de collaborations: de Mireille Darc à son compatriote Charles Aznavour en passant par l’américaine Janet Jackson et le Français Gilbert Bécaud. Après avoir passé quelques années dans l’ombre, l’artiste au sourire charmeur et malicieux est propulsé sur le devant de la scène avec sa participation en 2003 à la Nouvelle Star. Le grand public connait alors son nom. En 2008, il se jette à l’eau et sort son premier album, Inkala.

Il entretient un lien spécial avec la patrie de ses parents, marqué au fer rouge par le génocide de 1915. C’est à travers sa musique qu’il établit un pont vers l’Arménie. Chacun de ses albums est une ode à son pays, mêlant piano jazz et sonorités arméniennes. Une tentative de retrouver cet Orient perdu. Le dernier en date, Apatride nous emmène dans un voyage musicale à la rencontre de ses ancêtres arméniens. Un album enrichie par ses rencontres avec des artistes d’horizons différents; l’Iran, la Turquie, la Syrie et la Palestine viennent valser avec l’Arménie d'André Manoukian.

À ses côtés, un ami de plus de 10 ans avec qui il entretient une relation "musicalement fraternelle" , Rostom Khachikian, joueur de duduk. Ensemble, ils ont fait de nombreux concerts.

Pour l’émission, André Manoukian a décidé de nous lire un conte d’Holvhannès Toumanian, Une goutte de miel et nous fera écouter Across the cristal sea par Danilo Pérez.

Allô la Colombie?

Ce samedi, on vous présente une voyageuse intrépide à vélo, Emily Cambier 34 ans. Partie depuis mi-octobre, cette Lilloise d’origine a parcouru l’Amérique latine accompagnée de son mari Marc-Henri et d’Aubade, 2 ans. Rêve de gosse pour l’une, échappatoire pour l’autre, elle nous racontera leur périple, leurs galères depuis un petit bout de paradis, la ville balnéaire Santa Marta. Leur voyage est à découvrir sur le blog jepeuxpasjaivelo.

Pont entre New York et Kaboul

Lui est étranger dans une Amérique qui devient trumpiste, l’autre est étranger en France. Forts de leurs expériences parallèles, différentes en tout point, les deux hommes créent une amitié de fer le jour où le premier, Benoît Cohen, réalisateur français, décide d’écrire un livre sur le deuxième, Mohammad, réfugié afghan. Dans Mohammad, ma mère et moi (Éditions Flammarion), l’auteur questionne l’accueil des migrants en France en retraçant  le destin brisé d’un homme qui finit par retomber sur ses pattes.

Le Babelophone à l’heure thaïlandaise

À l’occasion de la fête de Songkran, le Babelophone de Caroline Gillet nous emmène de l’autre côté de la terre, en Thaïlande, et plus précisément à Bangkok, à la rencontre de Sriratampai, 27 ans. Chinoise de père et Thaïlandaise de mère, la jeune femme est née dans la banlieue de la capitale, proche de l’aéroport. Elle, qui admet que la communauté LGBT est acceptée en Thaïlande, émet quelques réserves au sujet de la situation politique et de la royauté. Elle nous parlera de l’époque du lycée, de ses parents et des festivités organisées autour de Songkran.

À table

Elle a décidé pour l’occasion de créer un pont entre son Italie natal, qu’elle a quitté pour la France, et l’Orient. Alba Pezone, directrice de l’atelier de cuisine italienne Parole In Cucina et auteure de In Cucina, mes plus belles recettes italiennes (Hachette), nous invite dans un voyage sensoriel qui ravira votre palet. À ses côtés, nous retrouverons une sommelière, propriétaire d’une cave indépendante à Paris, Divvino, Marina Giuberti. Pour accompagner le dîner de notre cheffe, elle proposera deux crus de sa collection qui renferme plus de 1000 références.

Programmation Musicale

"Quartier de lune" de Eddy de Pretto

"Apatride" d'André Manoukian

"Lè ma monte chwal mwen" de Mélissa Laveaux

"Nterini" de Fatoumata Diawara

"Lili Aman" d'André Manoukian

" Fire" de Beth Ditto

Les invités
Programmation musicale
  • BALTHAZAR

    "BUNKER" INSTRU

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