Le créateur, récemment officiellement intronisé dans la haute couture, officie à Paris depuis dix ans. L'inspiration orientale n'est pourtant jamais loin avec des couleurs chatoyantes et des formes amples et volumineuses. Le couturier nous embarque dans son Liban, ce soir, un nouveau tour du monde s'annonce !

Rabih Kayrouz
Rabih Kayrouz © AFP / Lionel Bonventure

Paris comme compagne, Beyrouth comme maîtresse  

Rabih Kayrouz est né au Liban dans le village de Ghazir, au nord de la capital. Le styliste se forme ensuite à Paris, à l'Ecole de la chambre syndicale de la couture, où il se perfectionne lors de stages chez Dior et Chanel. De retour à Beyrouth en 1998, il y ouvre un atelier de couture. Dix ans plus tard, il installe un second siège à Paris, au 38 du boulevard Raspail, dans ce qui fut autrefois le Petit Théâtre de Babylone, et lance une ligne de prêt-à-porter. Il a été intronisé en décembre dernier dans le cercle très fermé de la haute-couture de façon permanente, rejoignant ainsi de célèbres maisons comme Givenchy et Gaultier. En 1992, Rabih Kayrouz est revenu à Beyrouth comme un touriste, il y a découvert un romantisme d'après-guerre. Depuis, il continue d'y retourner pour y puiser un art de vivre et décrit la capitale libanaise comme une maîtresse.

"On sait très bien que ça ne va pas marcher mais on ne peut pas vivre sans. A l’image du Liban. On a toutes les raisons logiques et rationnelles de fuir ce pays comme on a toutes les raisons sentimentales de rester et de l'adorer."

A ses côtés, Serge AKL, le directeur de l'office du tourisme libanais à Paris. Il est à l'initiative de nombreuses initiatives pour promouvoir le Liban en France , en adoptant des stratégies que peu d’office du tourisme ont adoptées, en intégrant tout le pan de la création culturelle et artistique dans le pays. Serge AKL et Rabih Kayrouz se sont rencontrés dans son atelier au Liban lors d’un voyage de presse où Serge ramenais des journalistes auprès de créateurs libanais, ils sont devenus amis instantanément et continuent toujours à se voir à Paris ou au Liban et ce soir même dans Babel.

À travers une photo, une bande son, des odeurs et des senteurs, c'est le fil à la main que Rabih Kayrouz nous emmène en voyage au Liban.

L'hydrogène autour du monde : Energy Observer, le catamaran des possibles 

Au téléphone de Babel une reporter embarquée dans l'Energy Observer, Amélie Conty. Après un parcours atypique allant de la plongée sous-marine au prêt à porter, Amélie suit depuis déjà 2 ans les aventures de ce catamaran propulsé à l'hydrogène qui est parti pour encore 4 ans de navigation autour du monde pour sensibiliser aux énergies renouvelables. Restez à l’affût de leur page Facebook et Instagram car ils mettront bientôt en ligne leur série Solutions, de courtes vidéos pour expliquer dans le concret, au cours de leur voyage, les objectifs d'engagement signés à la COP 21. 

"Et pourtant elles dansent" le très touchant roman graphique de Vincent Djinda

Vincent Djinda est auteur de bande dessinée, après avoir co-réalisé Zia Flora en 2014 avec Fred Paronuzzi, il a publié le 20 février dernier Et pourtant elles dansent... aux éditions Des ronds dans l’O. Il y raconte son année d'observation passée avec l'association de réfugiées Femmes en Luth à Valence. Après être venu en aide à un réfugié du Bénin arrivé sans même le savoir à Valence, Vincent rencontre Odile, la responsable de l'association qui l'invite à découvrir ces femmes. Il symbolise dans son oeuvre leur vivre-ensemble, leur combat "tout en douceur" malgré les épreuves qu'elles ont rencontré ainsi que la condition de réfugiée en France. 

Dans Demain l'Afrique, Soro Solo nous emmène au Cap-Vert, il nous parle de l’initiative de Lucia Cardoso, fondatrice de la « Start Up Badia », une entreprise de production de cosmétiques biologiques, faits main avec des ressources locales.

À table !

Pour nous enchanter les papilles ce soir on retrouve Nordine Labiadh, chef du restaurant A mi-chemin dans le 14ème arrondissement de Paris. Tunisien arrivé en France au réveillon de l'an 2000 il s'est lancé dans la cuisine afin de faciliter son intégration. Il a depuis gagné le prix de l'accueil dans le guide Pudlowski en 2018 et publié son livre de recettes Paris-Tunis aux éditions Tana qui relate son histoire d'amour des deux pays. Il nous proposera ce soir en entrée une mosaïque de légumes accompagné d'un poulpe piqué suivi en plat principal de son Mloukhiya. Enfin pour le dessert ce sera un délice à la fleur d'oranger saupoudré de pistache. 

Aux cocktails Babelois nous accueillons Alejandra Fuentes, manager du Sape Bar qui a ouvert en janvier dernier. Elle est née et a grandi au Mexique et est tombée amoureuse de Paris depuis qu'elle y est venue en tant que jeune fille au pair en 2008. Depuis de petits boulots en petits boulots elle a découvert le monde de la restauration dans un pub irlandais où on lui a appris la tradition du whisky. Elle proposera à Rabih Kayrouz des cocktails sur mesure avec Beyrouth mon amour composé de sirop de pain libanais d'eau de fleur d'oranger de gin et citron puis un cocktail Zaatar Sour à base de gin, de thym, d'anis, citron, œuf et miel. 

Programmation musicale

  • Ala.Ni - "Differently"
  • Johan Papaconstantino - "J’sais pas"
  • Soapkills - "Ya jarha Galbi"
  • Melissa Laveaux - "Tolalito"
  • Jorja Smith - "The one"
  • Rachid Taha/ Jeanne Added - "Now or never"
Les invités
L'équipe
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