Benji est humoriste à Kinshasa. Récemment, il a décidé emménager dans une collocation avec un pasteur, pour devenir plus sérieux. Le samedi soir, il est dans le quartier de Bandal où on peut manger du poulet mayo.

Benji
Benji © Radio France / Caroline Gillet

LUI

Benji est le fils d’un journaliste congolais de la tribu des Louba, la tribu majoritaire en RDC, connue ‘pour fournir le plus d’enfants au pays’. Lui est le dernier de 9 frères et sœurs. Personne ne pensait que sa mère tomberait à nouveau enceinte alors qu’elle était déjà grand-mère, puis Benji est arrivé. 

Quand il avait 13-14 ans, son frère le plus proche est décédé dans un accident de voiture. Benji lui ressemblait beaucoup, sa mère était effondrée et supportait mal de le voir, alors Benji a été envoyé chez sa sœur. Le quartier était très différent, les amis aussi. Alors qu’auparavant, Benji se destinait au football, on l’a inscrit dans de bonnes écoles puis à la fac pour des études de médecine. Il a fait trois ans, puis s’est réorienté vers le cinéma.

Il y a un an, Benji est devenu humoriste. Il a décidé emménager dans une collocation avec un pasteur, pour devenir plus sérieux.  Il a déjà fait deux ‘one man show’. 

Benji n’ose pas trop parler de politique dans ses spectacles. Il dit :

La liberté d’expression, c’est une expression qu’on connaît mais qu’on ne vit pas. Il faut se surveiller soi même pour ne pas que ceux qui te surveillent, puissent te faire du mal. 

Alors même si on aime rire de soi en RDC  (en disant par exemple qu’on n’y trouve pas d’anciens présidents car ils sont tous morts au pouvoir) on fait attention. 

LE SAMEDI SOIR

Le samedi soir, Benji est dans le quartier de Bandal. Il y a une bonne ambiance et c’est connu comme la commune d’où sont issus le plus d’artistes et musiciens. ‘Si tu cherches un arrangeur, un contrebassiste, c’est là qu’il faut aller’, dit Benji.  

Le soir, on y mange des ‘poulets mayo’, très à la mode auprès des jeunes. Récemment, Bandal était en compétition avec le quartier de Lemba pour le titre de ‘petit Paris’. Ça a pris des proportions assez folles.

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