Mati a grandi en Iran et vit avec sa famille a Kaboul depuis 2012. Il a lancé le premier book club local, veut devenir président de la République et le week-end, il a.. piscine.

Matiullah de Kaboul
Matiullah de Kaboul © Radio France / Caroline Gillet

Mati a grandi en Iran et vit avec sa famille a Kaboul depuis 2012. Il a lancé le premier book club local, veut devenir président de la République et le week-end, il a.. piscine.

Mati, 22 ans, fait partie d’une nouvelle génération, classe moyenne, très ambitieux, qui se découvre beaucoup d’opportunités avec la reconstruction du pays. Il est en train de terminer ses études de buisness et après avoir travaillé à l’Institut français, a été engagé avant l’été pour collaborer avec le ministère afghan du travail et des affaires sociales. Par ailleurs, il est sur plusieurs projets en qualité de bénévole autour de questions d’éducation, entrepreneuriat.. Ses livres préférés sont des livres de ‘self développement’.

Il a grandi dans une famille de 5 enfants, il a deux grandes sœurs et deux petites sœurs. Quand les talibans sont arrivés au pouvoir en 1993, la famille est partie vivre en Iran. Mati a toujours connu sa mère femme de ménage et son père charpentier, il a compris après que celui-ci était en réalité agent de police et que c’est pour cette raison notamment qu’ils étaient partis en exil. Mati est né à Téhéran, la vie là –bas, une vie d'immigrés, n’était pas facile. En 2012, quand Mati avait 9 ans, Hamid Karzai arrive au pouvoir, la famille repart pour l’Afghanistan et y vit depuis lors.

Le samedi soir à Kaboul, c'est l’équivalent du dimanche soir en Europe. Il ne fait pas grand-chose, reste chez lui – il habite avec ses parents. La grosse soirée, c’est le jeudi soir, mais il n’y a pas de boites de nuit, ou de clubs, les jeunes n’ont pas de vie de nuit. Il dit : ‘On n’arrive pas à faire grand-chose, on se voit le jour. Maintenant à Kaboul, il y a des cafés. Ça commence à devenir une culture. Par ailleurs, c’est compliqué de se retrouver car il n’y a pas de lieux publics. Il y a les rues, mais trop de voitures, usées, polluantes, de la poussière. Il n’y a pas de lieux conçus pour la promenade'. Alors le jeudi soir, il sort souvent avec des amis dans la nouvelle piscine de Kaboul.

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