Delphine vient de terminer un film sur l’histoire de sa famille et ses liens compliqués avec la colonie belge.

ELLE

Delphine Wil est métisse, comme sa mère et ses oncles et tantes maternelles. Depuis toujours elle pose des questions, depuis toujours, ça crée le malaise : ‘il y a beaucoup de tabous dans la famille.. qu’est-ce qu’il était arrivé à mon grand-père, qu’est-ce qu’il était arrivé à ma grand-mère ?’ Elle a fait des recherches, et a découvert ceci : son grand-père était missionnaire, il est parti au Congo en 1934. Vingt ans plus tard, il a rencontré sa grand –mère là-bas. Il avait alors la soixantaine, elle avait 16 ans. Il a quitté les ordres et ils ont eu 5 enfants. Ils sont rentrés en Belgique en 1964. Delphine en réaction a fait un film : Mémoires de missionnaires, diffusé récemment, tente en quelque sorte d'exorciser un héritage familial tabou et douloureux.

LE SAMEDI SOIR

Delphine a fêté la Saint V : cela marque l’anniversaire de l’Université Libre de Bruxelles. C’est une fête grivoise, très anticléricale organisée dans le cadre du baptême – une partie très importante du folklore étudiant bruxellois (et donc des soirées). 

Le film Mémoires de missionnaires sera projeté dans le cadre du Festival du film documentaire de Saint-Louis du Sénégal, qui se déroule du 4 au 9 décembre prochain. Le film est également sélectionné au Festival international de cinéma Vues d'Afriquede Montréal, qui aura lieu du 13 au 22 avril 2018. Le 12 décembre prochain à 14h, il sera projeté au Musée royal de l'Afrique centrale de Tervuren à Bruxelles. 

Page officielle du film Mémoires de missionnaires  et  Page Facebook 

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