L’histoire de la famille de Monika est une histoire d’allers et venues, elle est la dernière d’une longue succession de migrants.

Monika en Transylvanie (capture d'écran de l'entretien sur Skype)
Monika en Transylvanie (capture d'écran de l'entretien sur Skype) © Radio France / Caroline Gillet

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Monika et son grand-père, le grand Antonio (joints pas Skype)
Monika et son grand-père, le grand Antonio (joints pas Skype) © Radio France / Caroline Gillet

.Monika a des grands parents d’origine hongroise et française. Ces derniers sont arrivés en Roumanie au siècle dernier pour travailler dans les mines.

Et puis les mines ont fermé. Les grands-parents et parents de Monika étaient immobilisés en Roumanie par le mur. La mère de Monika travaillait à la régie hydro-éléctrique, elle était rarement là et ce sont les grands-parents qui ont pris le relais dans l'éducation de la petite fille.

Quand elle était adolescente, Monika est partie avec sa mère vivre au Canada. La mère et la fille se connaissaient très mal et ça a été difficile de se séparer de ses grands-parents.

Récemment, elle y a fait un stage dans le bureau de Justin Trudeau et travaillait sur les questions d’immigration.

Quand on s’est parlé, Monika était avec ses grands-parents à Cluj Napoca, une ville universitaire à trois heures de là où elle est née. C’est là que viennent s’installer de nombreux étudiants d’Europe de l’Ouest qui peuvent y faire des études de médecine à moindre coût.

Monika rêve de faire le chemin inverse de sa mère : quitte le nouveau monde pour revenir vivre sur le vieux continent.

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