En confinement, nombreux sont ceux qui ressentent le besoin de coucher sur le papier les émotions ou le récit de ces journées particulières. Pourquoi ne pas proposer aux enfants d'en faire de même ? Un concours de nouvelle pour stimuler l'imagination ou un message de solidarité à une personne isolée : il y a le choix !

Prenez la plume, les enfants !
Prenez la plume, les enfants ! © Getty / Catherine Delahaye

Prendre la plume. Je ne parle pas de dictée ou d’exercice de grammaire. Non, il s’agit d’écrire avec un grand E, si j’ose dire. Écrire une nouvelle, de la poésie, ou se lancer dans une correspondance. Je sais ce que risquent de vous répondre vos enfants : « Mais j’ai pas d’idée ! Que veux-tu que j'écrive? » Eh bien là, vous dégainez la citation de Marguerite Duras qui devrait leur clouer le bec : 

Écrire c'est tenter de savoir ce qu'on écrirait si on écrivait. 

Esprit de compétition

Inutile qu'ils écrivent sur les murs à l’encre de leurs rêves : un papier et un stylo ou un ordinateur feront l’affaire. Voici quelques conseils pour pousser les petits et les grands à franchir le pas. Stimulez leur esprit de compétition, d’abord. Suggérez-leur de participer à un concours, il y en a pléthore. Par exemple, le prix Clara, organisé par les éditions Fleurus et Héloïse d’Ormesson. Un concours à vocation caritative. Les plus beaux textes seront publiés dans un recueil. Les ados ont jusqu’au 22 mai pour envoyer leur nouvelle. Aucun thème n’est imposé et c’est ouvert à tous jusqu’à 18 ans. 

Élan de solidarité

La solidarité peut aussi être un bon stimulant à l'écriture. Pour cela, rendez-vous sur le site « 1 lettre 1 sourire » : cette association vous propose d’écrire une lettre, ou plutôt un courriel, à un ou une personne isolé(e) en EHPAD. Votre message sera ensuite imprimé et lu, il contribuera à briser une solitude. Écrire permettra peut-être à l'enfant, à l'adolescent de combattre ses propres angoisses en se sentant utile. 

En début de semaine, je conseillais aux parents et aux enfants de secouer leurs cheveux et de hurler leur rage en écoutant du métal ou du hard rock : vous pourriez penser que j’ai changé de registre, ce matin. Eh bien pas du tout. Marguerite Duras ne dit pas autre chose. Oui, j’ai un stock très pratique de citations de Marguerite, ne vous déplaise. Celle-ci est très à propos : 

Écrire, c’est hurler sans bruit.

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