Grâce à l'application Cultureo, accordez vous une pause culture avec vos enfants ! Découvrez des jeux et des articles sur l'art et l'histoire, et faites par exemple la connaissance de l'Ours blanc de François Pompon...

L'Ours blanc de François Pompon au musée d'Orsay
L'Ours blanc de François Pompon au musée d'Orsay © Ours blanc, François Pompon, 1928, Domaine public

J'ai un nounours à vous présenter. Un magnifique ours blanc. J’ai fait sa connaissance grâce à Culturéo. C’est une application, à télécharger gratuitement sur son téléphone ou sa tablette (pour l’instant, elle n’est accessible que sur Apple). Une façon joyeuse et ludique d’approfondir sa culture générale. On y trouve des articles sur l’art (« les graffitis de Banksy », « Ceci n’est pas René Magritte », « Kandinsky ou la quête de l’art abstrait ») et d’autres sur l’histoire (la Bérézina, le droit de vote des femmes, la guerre de Sécession). Les articles sont synthétiques, accessibles, vivants. Et surtout ils sont proposés, au choix, à l’écrit ou en podcast. La version sonore est idéale pour faire autre chose en même temps. Ranger sa chambre, par exemple (mais quelle bonne idée, les enfants). Certains contenus sonores ne sont accessibles qu’aux abonnés, d’autres sont gratuits. Cerise sur le gâteau, chaque article se termine par un quizz : ne surtout pas survoler l’article si on veut avoir tout bon au questionnaire et être chaleureusement félicité par l’application, ça fait toujours plaisir. 

Et donc, en me promenant sur Culturéo, je suis tombée sur un article ainsi titré : « Cet ours blanc, c’est le Pompon ! »

L'Ours blanc, statue moderne de François Pompon

Cette sculpture fit sensation au salon d’automne de 1922, à Paris. Un ours en taille réelle. L’animal est en pierre, entièrement blanc. Son auteur était un inconnu, à l’époque. Ce chef d’oeuvre lui offrit un succès tardif, à 67 ans. Pompon était un praticien d’Auguste Rodin, c’est à dire qu’il travaillait dans l’atelier du maitre, décédé quelques années auparavant. L’influence de Rodin était immense et tous les sculpteurs étaient écartelés entre la tradition classique et la révolution technique de ce début du vingtième siècle. Comment se renouveler ? Avec cet ours, François Pompon parvient à s’éloigner à la fois de Rodin et du mouvement cubiste, qui est en plein essor. Il entend faire du simple avec du compliqué. 

S’il choisit de sculpter son ours en blanc, ce n’est pas pour imiter le pelage. 

Tous les animaux devraient être blanc, dit-il. J’aime la sculpture sans trous ni ombre. 

Et le sublime nait de la simplicité. Il a d'abord sculpté l’animal dans ses moindres détails. Puis il a raboté, lissé, éliminé, pour ne garder que l’essentiel. L’essentiel, c’est le mouvement. Et le secret, c'est le cou. Il a allongé le cou de deux centimètres. Toutes les dimensions sont exactes, sauf celle-ci. Le mouvement nait de ces deux centimètres. On jurerait que l'ours se déplace, d’un pas lourd et ondulant. Colette, l’écrivaine, adorait cette sculpture, pour ses pattes « épaisses et muettes ». 

Voilà, avec tout ça, vous devriez avoir une note excellente au quizz ! Pour voir l’ours blanc, rendez-vous sur Culturéo. Sachez que la sculpture est exposée au musée d’Orsay, à Paris. Mais il existe de nombreuses reproductions, faites par Pompon lui-même : au musée des Beaux-Arts de Dijon et à celui de Valenciennes, notamment. Qui sait, peut-être que vos enfants vont se mettre à trépigner d’impatience que les musée rouvrent leurs portes ! Merci Pompon. En outre, jamais je ne me lasse de ton nom. 

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