Après les triomphes de "Gaby", et de "Vertiges de l'amour" Alain Bashung coécrit "Play blessure" avec Serge Gainsbourg, un 33 tours manifeste qui rompt avec la légèreté de ses succès précédents. Suivront de 1983, à 1989 trois albums relativement confidentiels qui lui permettront d'affiner son travail d'écriture...

Alain Bashung en 1992
Alain Bashung en 1992 © Getty / Eric Fougere - Corbis

Où l'on parle de Figure imposée, Passé le Rio Grande, et de Novice, du côté sombre de Bashung, des dérives, des excès de sa relation avec les auteurs et le deuxième divorce avec Boris Bergman et de l’arrivée de Jean Fauque pour quelques premiers textes. 

Alain Bashung : 

J'ai simplement découvert un jour que mes propres fantasmes pouvaient être plus ou moins intéressants à raconter. 

Comment il a rencontré sa première épouse Chantal Monterastelli

Elle raconte : "Ma rencontre avec Alain, a été assez folklorique. Je "vivais", plutôt je cohabitais avec un monsieur qui avait comme ami Jean-Pierre Lebrun, à l'époque manager d'Alain. Nous sommes invités à diner chez lui pour rencontrer le poulain merveilleux qu'il couvait sous son aile. Il faut planter le décor. J'étais accompagnée par ce monsieur qui portait une veste en tweed, tenait son petit chien sous le bras et roulait en Jaguar. 

Et je vois quelque chose d'indéfinissable, qui sortait de sa première télévision, bourré comme un coing, avec du maquillage un peu orange et bien épais sur le visage, avec le rimel qui dégoulinait dessus. Il portait, une chemise en synthétique "panthère" et un pantalon en faux serpent. Très gentiment, on le met à côté de moi à table. La personne non identifiée roulait pendant que tout le monde mangeait des entrées.

A un moment je lui ai dit "tu manges quand tu veux". Il a éclaté de rire, comme si personne ne l'avait jamais fait rire dans la vie. Le dîner se passe. A la fin quand tout le monde se dit au revoir, Alain me roule une pelle devant tout le monde et me glisse : "je t'appelle". Ca n'a pas été un coup de foudre, vraiment. J'ai senti que j'avais affaire à quelqu'un en train de se noyer. Je devais dégager à ce moment-là une force tranquille. Il avait besoin d'être protégé et d'avoir un filtre en lui et l'aspect concret de la vie...." 

La suite à écouter...

Avec : 

  • Boris Bergman (parolier)
  • Olivier Guindon (guitariste du KGDD)
  • Pascal Jaquemin(parolier)
  • Jean Fauque (parolier)
  • Chantal Monterastelli (ex épouse de Bashung)
  • Marc Besse et Pierre Mikaïloff (biographes de Bashung)
Programmation musicale
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