Bienvenue dans "Bav[art]dages 2018, l'Exposition" ! Chaque semaine de cet été, nous allons passer en revue l'une des salles de cette expo (virtuelle) consacrée à l'actualité de 2018. Et pour commencer, c'est d'intelligence artificielle qu'il est question. Ce dimanche, nous rencontrons Berenson, un robot qui aime l'art.

Le robot Berenson dans l'exposition "Persona" au musée du Quai Branly
Le robot Berenson dans l'exposition "Persona" au musée du Quai Branly © Maxppp / Annie Viannet

Cette année, Bav[art]dages, la chronique qui fait parler les oeuvres d'art, devient une exposition ! A la fondation d'art contemporain (fictive) Radio France, se déroule cet été l'expo (tout aussi fictive) "2018 l'Exposition", dont chaque salle est consacrée à une thématique qui a fait l'actualité en 2018. 

Première salle : Les intelligences artificielles s'invitent au musée

Elles sont de plus en plus présentes dans les musées, les expositions, voire les ateliers d’artistes : les intelligences artificielles, portées par des robots, des logiciels, se font tantôt assistants de l’artiste, tantôt ses remplaçants, générant des oeuvres d’art par des algorithmes, des combinaisons. Et si, dans le futur, elles se substituaient aussi aux spectateurs ? Ce sont ces intelligences artificielles qui ouvrent l’exposition.

L'oeuvre invitée : Berenson le robot

Imaginé par une équipe de chercheurs associés au CNRS Berenson traîne plus souvent dans les musées que dans les labos de recherche. En effet, ce robot a été conçu pour être un amateur d’art en puissance. Doté d’yeux (des capteurs visuels), il est capable, en se baladant dans une exposition comme 2018 : l’Exposition, de percevoir les réactions des spectateurs qui, comme lui, découvrent les autres oeuvres d’art exposées.

Mais Berenson est aussi doté d’une mémoire qui lui permet d’emmagasiner ces réactions, pour se construire sa propre sensibilité artistique…

Les autres oeuvres de cette salle

Creative Adversarial Network (CAN) : Cet algorithme se base sur un autre algorithme (Generative Adversarial Network), capable de générer des images et d'identifier, pour celles qui sont considérées comme des oeuvres d'art, à quel mouvement elles appartiennent. Ainsi, le CAN a été développé pour créer des images qui n'appartiennent à aucun mouvement artistique déjà existant. Et testées auprès du public, ces oeuvres (artificielles) ont été préférées à des oeuvres crées par des vrais artistes !

"Robot Art", de Leonel Moura : Posée au sol, une toile est parcourue par des petites voitures, autonomes autant qu'elles sont liées les unes aux autres : chacune des voitures trace une couleur à l'aide d'un feutre, seulement si la toile en-dessous est blanche. Si une autre couleur est passée par là, le petit robot ne la recouvre pas. Ainsi l'oeuvre se génère, petit à petit, de façon aléatoire mais programmée. 

The next Rembrandt : Et si Rembrandt avait peint d'autres tableaux ? C'est ce que s'est demandée une équipe d'artistes et de chercheurs, venus notamment de Microsoft. Un programme d'intelligence artificielle a passé en revue toutes les toiles de Rembrandt pour en définir les caractéristiques communes précises, et imaginer ce que pourrait donner un nouveau tableau du maître, du sujet à la forme, en passant par le traitement de la lumière, par exemple. Puis, robots et imprimantes 3D ont créé le tableau réel, en respectant, là aussi, l'épaisseur et la densité de la peinture.

La voix

Berenson est incarné par Baptiste Collion.

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